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Pour la quatrième fois depuis 2015, Jacob Zuma a réussi à conserver son poste, malgré les scandales de corruption, la récession et le chômage record (27,7%).

KEYSTONE/EPA GCIS /HO/GCIS HANDOUT

(sda-ats)

Le Parlement sud-africain a rejeté mardi par 198 voix contre 177 la motion de défiance déposée par l'opposition contre le président Jacob Zuma. C'est la neuvième fois que ce dernier, au pouvoir depuis 2009, survit à une telle motion.

Mais pour la première fois, les députés se sont prononcés à bulletins secrets, et non plus par un scrutin public.

Ouvrant les débats, Mmusi Maimane, le chef de l'alliance démocratique (opposition), avait appelé les parlementaires à "avoir le courage" de l'évincer. "Je vous implore de donner la priorité au peuple d'Afrique du Sud et de voter pour destituer aujourd'hui Jacob Zuma", avait-il dit.

Au nom du parti présidentiel, la vice-présidente du groupe parlementaire de l'ANC, Doris Dlakude, a répliqué que cette motion était une tentative de prise du pouvoir de l'opposition et a appelé ses troupes à la rejeter "avec le mépris qu'elle mérite".

Bulletins secrets

Pour parvenir à ses fins, l'opposition devait rallier les voix de 50 des 249 élus de l'ANC, le parti au pouvoir. L'opposition comptait sur le vote à bulletins secrets pour rallier des députés de la majorité. Seule une trentaine d'entre eux a franchi ce pas, insuffisant pour pousser Jacob Zuma vers la sortie.

Les députés de l'ANC ont donné libre cours à leur joie à l'annonce du résultat. Pour la quatrième fois depuis 2015, Jacob Zuma a donc réussi à limiter la contestation interne et à conserver son poste, malgré les scandales de corruption, la récession et le chômage record (27,7%).

Sur les marchés des changes, le rand sud-africain s'est déprécié de plus de 1% face au dollar.

ATS