Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le jeune parti allemand des Pirates a mis samedi toute son énergie à combattre la polémique sur sa perméabilité aux idées d'extrême droite, qui jette une ombre sur son ascension fulgurante. La formation politique qui tenait son congrès fédéral à Neumünster, dans le nord du pays a adopté une motion en ce sens.

Les quelque 1300 militants ont voté en masse et sous les ovations en faveur de la motion suivante : "Le Parti pirate allemand déclare que l'Holocauste fait indiscutablement partie de l'histoire. Le nier ou le relativiser sous le prétexte de la liberté d'opinion est contraire aux principes de notre parti".

Les Pirates, qui comptent désormais plus de 25'000 adhérents, reprennent ainsi la loi allemande, qui condamne le négationnisme, un crime passible d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans.

L'objectif officiel du congrès était de choisir une nouvelle direction. C'est chose faite avec l'élection de Bernd Schlömer, 41 ans, comme nouveau président.

Polémique

Mais les débats de l'assemblée sont assombris par une polémique sur le rapport aux idées d'extrême droite d'une formation qui veut garantir une absolue liberté de langage.

Certains Pirates occupant des responsabilités locales, voire nationales, ont critiqué sur Facebook le montant des subventions publiques accordées au Conseil central des Juifs d'Allemagne, jugé "légitime" l'invasion de la Pologne par Hitler ou comparé le succès de la formation à celui du parti nazi.

Dans un entretien avec l'AFP, la Pirate la plus connue d'Allemagne, Marina Weisband, s'est dite "très irritée" par cette polémique. "Nous sommes aussi éloignés de l'extrême droite que possible, cela figure dans nos statuts", selon lesquels le parti "rejette toutes tendances totalitaires, dictatoriales et fascistes", a-t-elle fait valoir.

Le parti fondé en 2006 est crédité de 9% des intentions de vote au niveau fédéral, ce qui en ferait la quatrième force politique en Allemagne, devant la gauche radicale (Die Linke) et sur les talons des Verts, selon un sondage pour la chaîne de télévision publique ZDF rendu public vendredi.

ATS