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Déception pour les fans suisses d'astronomie: contrairement aux Américains et aux Australiens qui ont profité d'un ciel dégagé, ils n'ont pas pu observer le passage de Vénus devant le Soleil mercredi à l'aube. La météo maussade les en a empêchés.

En Suisse, le phénomène - un petit point noir passant devant le Soleil - aurait été observable entre 05h30 et 06h55 avec des lunettes appropriées. La déception est d'autant plus grande pour les amateurs que l'événement ne se reproduira qu'en 2117.

Seul le nord et le centre des Grisons ainsi que le centre et le sud du Tessin offraient des conditions plus ou moins favorables, avec quelques trouées dans les nuages, a indiqué à l'ats Marco Stoll, de MétéoSuisse.

Ces transits surviennent par paire à huit ans d'intervalle avant de ne plus avoir lieu pendant plus d'un siècle. Le précédent était en 2004 et aucun ne s'est produit au XXe siècle.

Scientifiques à l'oeuvre

Les scientifiques de l'Observatoire physico-météorologique de Davos, eux, ne se fient pas à la météo. Ils attendent les données enregistrées par le satellite français de recherche solaire Picard. Les chercheurs en espèrent des informations sur la surface de l'astre du jour. Celle-ci n'est en effet pas uniforme mais ressemble à une mosaïque avec des parties chaudes et moins chaudes.

Pour les chercheurs d'exoplanètes comme Didier Queloz, de l'Université de Genève, l'événement était aussi un test. L'observation fine du transit de Vénus devant le Soleil aide à préparer l'observation de transits plus lointains via le léger assombrissement provoqué par le passage de la planète devant son étoile, a expliqué M. Queloz à l'ats.

Vénus, que l'on nomme à tort "étoile", est en fait une planète, longtemps considérée comme "jumelle" de la Terre, jusqu'à ce que l'exploration spatiale parvienne à percer son épaisse couche nuageuse. Son diamètre est comparable à celui de notre planète (95%), tout comme sa masse (80%).

ATS