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Le pasteur Andrew Brunson a prié pour le président Trump lors de leur rencontre à la Maison Blanche.

KEYSTONE/EPA ABACA PRESS POOL/OLIVIER DOULIERY / POOL

(sda-ats)

Le pasteur américain Andrew Brunson est arrivé samedi à Washington au lendemain de sa libération en Turquie. Il a été reçu à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a prédit un spectaculaire réchauffement des relations avec Ankara.

Au terme d'une longue détention et après une brève escale en Allemagne, l'homme d'église et son épouse Norine ont atterri peu après midi (18h00 en Suisse) à la base aérienne d'Andrews. Le pasteur a ensuite retrouvé le président Donald Trump dans le bureau ovale où il s'est agenouillé avant de prier.

"C'est un grand chrétien qui a vécu une expérience tellement difficile", a écrit sur Twitter le président des Etats-Unis, qui avait fait de sa libération une priorité et peut donc savourer une victoire qui devrait satisfaire la partie évangélique de son électorat, à moins d'un mois d'élections législatives délicates pour son camp républicain.

Donald Trump a, pour la première fois, "remercié" samedi son homologue turc Recep Tayyip Erdogan "pour son aide" et exprimé sa "grande reconnaissance", tout en assurant à nouveau qu'il n'y avait eu "aucun accord avec la Turquie". La libération de l'ex-détenu au coeur d'un bras de fer sans précédent entre Washington et Ankara "va conduire à des relations bonnes, voire excellentes, entre les Etats-Unis et la Turquie", a-t-il prédit.

Condamné mais libéré

"La décision judiciaire turque a été prise de manière indépendante", lui a répondu le président turc, également sur Twitter. Plus froid que son homologue américain, il a néanmoins appelé de ses voeux une bonne "coopération", notamment contre les organisations terroristes.

Le tribunal turc d'Aliaga, dans la région d'Izmir, a condamné vendredi le pasteur à trois ans et un mois de prison pour soutien à des "organisations terroristes" - les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le réseau du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'avoir orchestré le putsch manqué de 2016.

Des accusations rejetées en bloc par cet homme de 50 ans, qui dirigeait une petite église protestante d'Izmir. Ainsi que par l'administration américaine, qui avait mis une pression inédite sur le gouvernement turc pour obtenir la libération de cet "innocent".

Malgré cette condamnation, la justice turque l'a remis en liberté immédiatement en soulignant notamment qu'il avait déjà passé un an et demi en prison et plus de deux mois en résidence surveillée.

Sortie de crise en coulisses

La crise diplomatique alimentée par cette affaire entre ces deux pays alliés au sein de l'Otan a provoqué un effondrement en août de la livre turque et mis en lumière les fragilités de l'économie turque, lorsque Washington a haussé le ton et imposé des sanctions.

Après cette escalade, au cours de laquelle les Etats-Unis avaient menacé de nouvelles mesures punitives, les deux camps avaient semblé jouer l'apaisement, donnant l'impression qu'une sortie de crise était négociée en coulisses.

Ce dénouement devrait permettre de retrouver un peu de sérénité au moment où les deux gouvernements ont besoin de coopérer pour faire la lumière sur la disparition à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, mais surtout au sujet du conflit syrien qui envenime également leurs relations depuis plusieurs mois.

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ATS