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Pacte fiscal européen, inflation, aides à la Grèce: le président de la Deutsche Bundesbank Jens Weidmann a recadré fermement samedi ceux qui ont pu laisser penser à un infléchissement de sa doctrine d'orthodoxie. Il a aussi lancé des mises en garde au président français élu François Hollande.

Plutôt discret depuis qu'il a pris la succession en mai dernier du bouillonnant Axel Weber, qui avait claqué la porte en raison de son désaccord sur la gestion de la crise dans la zone euro, M. Weidmann, à la réputation de pragmatisme, a tapé du poing sur la table face au tour que prend le débat en Europe.

Première visée dans un long entretien accordé au grand quotidien de Munich "Süddeutsche Zeitung" paru samedi, la Grèce, toujours en quête d'un gouvernement.

Ce pays, dont le surendettement a été à la fois le déclencheur et le révélateur d'une crise de la dette qui n'en finit pas de plomber la zone euro, ne recevra plus aucune aide financière si elle ne respecte pas ses engagements d'austérité, a averti celui qui fut un conseiller proche de la chancelière Angela Merkel.

Merkel confiante

M. Weidmann a en outre attaqué de front des propositions de François Hollande, qui prendra ses fonctions mardi et que Mme Merkel recevra le jour même à Berlin. La chancelière allemande a par ailleurs déclaré samedi croire possible un partenariat stable avec François Hollande.

Réagissant au programme de François Hollande, M. Weidmann estime qu'"une modification des statuts (de la BCE) serait dangereuse", faisant allusion aux propositions de M. Hollande pendant sa campagne de laisser la BCE prendre des mesures de soutien à l'économie ou prêter directement aux Etats.

"Les emplois et la croissance économique sont le fruit des échanges commerciaux. La banque centrale est la mieux placée pour contribuer à la stabilité de la monnaie" européenne, a-t-il ajouté.

S'"il faut attendre le programme final du gouvernement" de M. Hollande, "il est clair qu'il faut refuser sa revendication de campagne de détricoter le pacte budgétaire européen", a-t-il ajouté.

ATS