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Le directeur général de Novartis, Joe Jimenez, n'a toujours pas répondu à l'invitation à rencontrer le personnel du site de Nyon-Prangins (VD) que le groupe pharmaceutique veut fermer. Le personnel a voté une petite grève d'avertissement pour mercredi matin.

Joe Jimenez avait jusqu'à mardi 15h00 pour répondre. "Il ne s'est pas signalé, même pas pour dire non", a indiqué à l'ats Yves Defferrard, du syndicat Unia. Selon lui, il est envisagé de faire appel à quelques élus afin d'essayer d'obtenir une rencontre entre l'Américain et un groupe de trois à six personnes seulement.

Le syndicaliste a encore ajouté que l'assemblée extraordinaire du personnel de mardi après-midi s'était déroulée en présence d'employés déstabilisés. Ceux-ci ont mal reçu une interview parue le jour même dans "Le Matin" où le directeur de Novartis Suisse, Armin Zust, justifie la décision de fermer le site de Prangins.

Explications sur la fermeture

Celui-ci y expliquait notamment que la fermeture du site de Novartis à Nyon-Prangins (VD) et le transfert des activités à Wehr en Allemagne permettront de diminuer de moitié les coûts de production.

"Le potentiel d'économies pour Prangins représente au minimum 200 millions de francs pour l'ensemble des plans annoncés le 25 octobre", explique-t-il. Selon le directeur, le groupe n'utilise que 50% de ses capacités de production pour les semi-solides (pommades, gels et sirops notamment).

Le franc fort "a joué un rôle mineur" dans la décision de fermer le site nyonnais. Mais en produisant dans la zone euro, "nous diminuons le risque de change puisque nous fabriquons et vendons dans la même monnaie", a relevé le directeur de Novartis pour la Suisse.

ATS