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Le paysage politique suisse n'est toujours pas transparent, constate un rapport de Transparency International analysant pour la première fois les institutions de 25 pays d'Europe. L'ONG émet des recommandations pour améliorer la situation, alors que le parlement a jusqu'ici repoussé toutes les initiatives dans ce sens.

En Suisse, la loi, que ce soit au niveau fédéral ou dans la plupart des cantons, ne régit ni le financement des partis, ni le financement des campagnes électorales ou celui des campagnes de votation, relève le rapport.

Cette absence de transparence "empêche les citoyens de se renseigner sur les particuliers ou sur les institutions qui apportent un soutien décisif aux campagnes politiques. Il leur manque donc des informations nécessaires pour faire un choix en connaissance de cause", souligne Transparency International (TI).

Liens d'intérêts pas connus

Les liens d'intérêts des parlementaires, ainsi que les indemnités et autres avantages liés à leurs mandats, ne sont en outre pas publiés de manière complète dans le registre officiel du parlement. Et "personne ne vérifie si les indications qui figurent dans le registre sont correctes", ajoute l'ONG.

De plus, ce registre ne comprend aucune information sur les rémunérations que les parlementaires perçoivent en raison de leurs activités accessoires. "C'est pourtant le seul moyen que le citoyen a à sa disposition pour apprendre quels intérêts les hommes et femmes politiques représentent effectivement au parlement", note TI.

Demandes concrètes

Se basant sur les recommandations du GRECO (Groupe d'Etats contre la corruption) du Conseil de l'Europe dont fait partie la Suisse, TI demande concrètement la publication des dons aux partis ainsi qu'aux candidats aux élections et aux comités d'initiatives et référendaires à partir d'un certain montant, par exemple 5000 francs.

Elle demande également la publication des comptes des partis cantonaux et nationaux et des comités d'initiative et référendaires, ainsi que l'imposition d'une limite pour les dépenses pour les élections ou les votations.

ATS