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La débâcle subie dimanche par le PBD dans le canton de Bâle-Campagne ne changera rien à la stratégie du parti d'Eveline Widmer-Schlumpf pour les élections fédérales. L'objectif est de conserver au moins les neuf sièges au Conseil national. Une entreprise difficile, selon le politologue Georg Lutz.

Dimanche, le Parti bourgeois-démocratique (PBD) a perdu trois de ses quatre sièges au parlement cantonal de Bâle-Campagne. Au total, les autres partis du centre ont en revanche pu maintenir leurs mandats: le PDC 8, le PEV 4 et le PVL 3.

"Nous devons prendre au sérieux ce résultat", a dit lundi à l'ats le chef de campagne et vice-président du PBD, Lorenz Hess. Le Bernois ne veut toutefois pas surinterpréter: "les rapports dans les cantons sont souvent différents de ceux au plan fédéral".

Depuis octobre 2011, le PBD a perdu, au total, un siège dans les parlements cantonaux. Selon différents baromètres électoraux, il peut compter sur une part d'électeurs de 5 à 6 %. Aux dernières élections fédérales, il a atteint 5,4 %.

Défaite aussi à Berne

Malgré la défaite à Bâle-Campagne et celle de mars 2014 dans le canton de Berne (11 sièges perdus sur 25 au parlement), la direction du PBD ne souhaite pas réorienter le parti. "Rien ne changera dans la stratégie", lance Lorenz Hess. L'objectif est de conserver au moins les mandats.

Lors du lancement, à la mi-janvier, de la campagne pour les élections fédérales, le parti visait trois mandats en plus des neuf qu'il possède au Conseil national. "Il serait faux de nous fixer des objectifs plus modestes", estime le président du PBD Martin Landolt. "Nous avons du potentiel dans les cantons de Vaud et de Thurgovie", affirme-t-il.

Lorenz Hess se montre moins ambitieux et évoque une "certaine consolidation" des suffrages. "Peut-être avons-nous vécu jusqu'ici un peu trop au-dessus de nos moyens, peut-être avons-nous volé un peu trop haut", concède-t-il.

Pas avec l'UDC

Il importe surtout que le centre reste un ensemble fort. Des apparentements de listes avec l'UDC, qui a fortement progressé dans les cantons depuis quatre ans, restent toutefois exclus. "La majorité de la base est contre", explique Lorenz Hess.

Le comité directeur est toutefois ouvert à des collaborations avec d'autres partis comme le PDC, le PLR, le PEV et le PVL. Or, à l'exception des Vert'libéraux, ces formations ont toutes laissé des plumes depuis 2011 au plan cantonal.

Sans signe distinctif

"Le PBD peine à se démarquer des autres partis du centre. Il lui manque un signe distinctif", estime le politologue Georg Lutz.

Le parti axe sa campagne sur trois points: sauvetage des bilatérales, tournant énergétique et augmentation du nombre de femmes dans l'économie. Or ces buts figurent aussi dans les programmes des autres partis.

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ATS