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A six semaines des élections fédérales, le PBD a réuni samedi ses troupes à Aarau, en présence de sa conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf. Avec l'objectif affiché de séduire au-delà de ses électeurs habituels, notamment les abstentionnistes et les jeunes.

Pour ce faire, le parti a lancé lors de son assemblée des délégués un clip de campagne, a indiqué à l'ats la secrétaire générale Nina Zosso. Le PBD se présente comme une formation capable de faire des compromis et orientée vers les solutions, se démarquant des agitateurs politiques.

Le PBD s'engage pour une démocratie de consensus, a dit Mme Widmer-Schlumpf devant les 150 délégués. "Nous voulons continuer d'avoir une Suisse de l'équilibre, du vivre ensemble, de la bonne volonté, de l'esprit ouvert et du respect envers les autres".

Le parti veut chercher des solutions, en collaboration avec les autres forces constructives. "Ne laissons pas le champ libre à ceux qui jouent avec les émotions des gens", a enjoint la conseillère fédérale.

"Il n'y a pas de chaos de l'asile"

La situation difficile dans le domaine de l'asile va continuer à occuper la Suisse, a relevé Mme Widmer-Schlumpf. Il ne faut toutefois pas oublier un élément: "Ils s'agit d'êtres humains qui sont en fuite". La tradition humanitaire de la Suisse consiste à offrir de l'aide à ceux qui en ont urgemment besoin.

On ne doit pas se laisser désécuriser par ceux qui ont si facilement à la bouche l'expression "chaos de l'asile", a insisté la ministre des finances. Il y a en Suisse des procédures ordonnées et la situation est contrôlable. "Nous sommes très loin d'un chaos", a-t-elle tranché clairement.

Présidente des Jeunes PBD Suisse, Andrea Meier a pour sa part qualifié de "honteuse" la manière dont on débat actuellement en Suisse sur les réfugiés et l'asile. Il semble que les limites de la tolérance ont été repoussées ces dernières années en matière d'hostilité envers les étrangers. Selon Mme Meier, la Suisse doit prendre soin de sa tradition humanitaire éprouvée.

Sauver les bilatérales

Dans la perspective des élections fédérales, Martin Landolt, président du parti, a rappelé les thèmes principaux de la campagne des bourgeois-démocrates. "Nous voulons consolider les bilatérales avec l'Union européenne, tout en respectant la volonté du peuple de faire baisser l'immigration", a-t-il notamment déclaré.

Autre sujet défendu, le tournant énergétique. "Nous ne voulons pas simplement fermer les centrales nucléaires du jour au lendemain, mais tirer parti d'un tournant énergétique bourgeois pour créer des postes de travail et être innovants."

Martin Landolt a également mentionné un système d'échanges de services entre les générations, présenté vendredi à Berne. Selon le PBD, la réforme de la prévoyance vieillesse 2020 d'Alain Berset ne suffira pas à résoudre les défis démographiques de la Suisse.

Idées dangereuses

Comme il l'a fait à plusieurs reprises, le conseiller national glaronais s'en est aussi pris à l'UDC, accusée de propager des idées qui peuvent avoir des effets dangereux. "Quand le président de l'UDC en appelle à la résistance active contre des centres d'accueil de réfugiés, je ne pense pas qu'il appelle à la violence. Mais il sous-estime que certains pourraient le comprendre ainsi."

La Commission fédérale contre le racisme a récemment rappelé les partis et les politiciennes et politiciens à l'ordre, a encore souligné M. Landolt. En raison de la campagne, le ton s'est durci et le risque de discours stigmatisants et de messages de haine a augmenté.

Mais selon le président, on semble enfin regretter - même dans les médias - des caractéristiques comme la disposition à faire des compromis et l’orientation vers des solutions. Et "la prise de conscience semble s’opérer que le bruit et le spectacle ne font pas avancer ce pays".

Et le chef du PBD de formuler l'espoir que "peut-être que nous revivrons même une fois une époque durant laquelle le centre politique n’est pas minimisé et moqué, mais au contraire apprécié pour sa disposition au consensus et son absence d’extrêmes".

Le PBD détient 9 sièges au Conseil national et un au Conseil des Etats avec le Bernois Werner Luginbühl. Selon ses propres indications, le parti veut au minimum conserver le 18 octobre sa force électorale de 5,4% et conquérir trois fauteuils supplémentaires au National.

ATS