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La conseillère fédérale a estimé que chaque pays devait avoir une radio publique, tenue à rendre compte de manière équilibrée.

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Le PDC ne veut rien savoir de l'initiative "No Billag". Avec 248 voix contre 12 et 2 abstentions, les délégués réunis samedi à Berne ont donné leur mot d'ordre au texte en votation le 4 mars prochain: ce sera "non".

L'initiative menace la cohésion nationale, a déclaré le président du conseil national Dominique de Buman avant d'alerter contre une destruction de la SSR. "Les régions linguistiques ont besoin d'une information équilibrée dans leur propre langue."

La commercialisation du paysage médiatique visée par les initiants aurait des conséquences importantes. Les investisseurs disposant de gros moyens financiers - souvent des étrangers - auraient plus de poids sur le marché suisse. Ils cherchent à imposer leurs propres intérêts. "Je ne souhaite pas une situation comme aux Etats-Unis ou en Italie pour notre pays", a ajouté M. de Buman.

Même les jeunes, qui ont une consommation médiatique différente, veulent une couverture globale et équilibrée pour l'ensemble de la Suisse, ajoute le président des Jeunes PDC, Tino Schneider.

"Quatrième pouvoir"

En vain, Florian Maier, du comité d'initiative, a argumenté pour une dépolitisation de la radio et de la télévision. Elles sont sous l'emprise du Conseil fédéral et n'osent pas le critiquer. "Les médias ne peuvent pas remplir leur rôle de quatrième pouvoir."

"M. Maier peut dire ce qu'il veut, c'est la liberté d'expression", a dit la conseillère fédérale Doris Leuthard dans son discours de clôture. "Mais il dit des choses qui ne sont pas justes." Dans une démocratie, les médias doivent justement dévoiler les erreurs.

Les fake news sont une menace réelle, a-t-elle insisté. Chaque pays a besoin d'une radio publique, tenue à l'équilibre. "Les interprétations peuvent différer - c'est le propre du débat politique, mais les faits doivent être justes", a rappelé Mme Leuthard.

Vendredi, le comité directeur avait déjà proposé de rejeter l'initiative "No Billag". Par ailleurs, les délégués se sont prononcés à l'unanimité en faveur du nouveau régime financier 2021.

Retourner le système

Par 212 voix contre 21 et 18 abstentions, les délégués n'ont laissé aucune chance à l'initiative "Monnaie pleine", qui demande que seule la Banque nationale puisse émettre de la monnaie. Le texte veut renverser un système monétaire qui fonctionne, a soulevé le conseiller aux Etats soleurois Pirmin Bischof.

L'ensemble du pays se transformera en "laboratoire expérimental", avertit-il. L'initiative propose une solution à un problème qui n'existe pas.

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ATS