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A l'occasion d'une rencontre avec les médias à la veille de l'Epipahnie, le président du PS Christian Levrat a expliqué qu'il souhaite un accord institutionnel avec l'Union européenne d'ici l'automne, afin que le peuple puisse se prononcer en mai 2019.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Le PDC lancera en octobre, soit une année avant les élections fédérales, son initiative populaire pour endiguer la hausse des primes maladie, a-t-il annoncé vendredi. Le PS, de son côté, veut rapidement un accord institutionnel avec l'Union européenne.

Les deux partis avaient convié la presse à Berne à la veille de l'Epiphanie. Le PDC en a profité pour préciser le calendrier pour son initiative, dont le principe a été arrêté l'été passé. Le parti ouvrira fin janvier les discussions avec sa base sur ce texte, qui sera lancé en octobre, a indiqué le président du PDC Gerhard Pfister, selon la version écrite de son discours.

La limite du supportable est déjà dépassée, en particulier pour les familles de la classe moyenne. Elles doivent consacrer une part de plus en plus élevée de leur revenu aux primes de l'assurance obligatoire des soins, sans pour autant bénéficier de subsides à l'assurance maladie. La spirale ascendante des coûts de la santé doit être stoppée, estime M. Pfister.

Importantes économies possibles

Le conseiller national zougois a rappelé que, selon des experts, 6 milliards de francs - soit 20% des coûts annuels à la charge de l'assurance de base - pourraient être épargnés sans que la qualité des soins se voie remise en cause. Ces dépenses évitables sont notamment dues à un excès de l'offre et des thérapies ainsi qu'à des mauvaises incitations.

Ainsi qu'il l'avait décidé l'été dernier, le PDC, par son initiative, veut ancrer dans la constitution le principe d'un frein aux coûts de la santé lorsqu'ils dépassent une certaine limite.

Dès que les coûts par assuré à la charge de l'assurance obligatoire augmenteraient plus fortement en moyenne annuelle qu'un certain index encore à définir précisément (salaires nominaux, indice des prix, etc.), le Conseil fédéral devrait prendre des mesures de limitation des coûts, en concertation avec les cantons et les partenaires tarifaires.

Plusieurs initiatives

Le PDC n'est pas le seul à vouloir agir par voie d'initiative dans le domaine des coûts de la santé. Le PS affiche la même intention, mais les détails restent encore à fixer.

Deux initiatives ont en outre déjà été lancées en octobre par des comités réunissant notamment des personnalités politiques telles les conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard (PS/VD) ou Mauro Poggia (MCG/GE) ainsi que des associations de consommateurs et d'assurés.

La première, intitulée "Assurance-maladie. Pour une liberté d'organisation des cantons", a été lancée au lendemain de l'annonce des primes 2018. Son but est de donner aux cantons la liberté de créer une institution cantonale chargée de compenser l'ensemble des coûts à charge de l'assurance obligatoire des soins.

La seconde, "Stop aux lobbies des caisses maladie", veut interdire aux parlementaires de siéger dans les directions des caisses d'assurance maladie. La récolte de signatures pour les deux textes a commencé en octobre.

Lors de sa conférence de presse, le PDC a aussi rappelé ses priorités pour 2018. En politique européenne, il veut préserver la voie bilatérale. En matière de réforme des retraites, le parti souhaite rapidement un nouveau projet équilibré. Et concernant le marché du travail, il insiste sur l'importance de ne pas rater le tournant de la numérisation.

Accord institutionnel d'ici l'automne

Le PS avait aussi convié les médias vendredi. L'occasion pour son président Christian Levrat de confier qu'il a changé d'avis concernant un accord institutionnel avec l'Union européenne (UE). Au début, il ne voyait pas d'urgence, mais il en va autrement maintenant, car la fenêtre d'opportunité est en train de se refermer rapidement.

Le Brexit se rapproche, la Commission européenne en place sera dissoute après les élections en mai 2019 et en Suisse, il y aura les élections fédérales en automne 2019, a rappelé le conseiller aux Etats fribourgeois. Et plus nous attendons, plus l'acceptation des accords bilatéraux s'érode dans la population.

Pour Christian Levrat, le Conseil fédéral doit donc négocier un accord d'ici l'automne, afin que le peuple puisse se prononcer en mai 2019. De son point de vue, ce serait le moment adéquat.

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