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Avec l'initiative dont le lancement a été décidé samedi en assemblée à Cham, le PDC pense avoir trouvé la bonne potion pour lutter contre la hausse des coûts de la santé (archives).

KEYSTONE/APA/APA/HELMUT FOHRINGER

(sda-ats)

Le PDC lance une initiative populaire destinée à introduire un frein aux dépenses dans le domaine de la santé. Ses délégués ont approuvé à l'unanimité le texte qui leur était soumis samedi par la direction du parti. La récolte de signatures commencera à l'automne.

L'initiative populaire du PDC exige que la Confédération et les cantons prennent des mesures incitatives dans un délai d'un an maximum, lorsque l'augmentation des coûts moyens annuels par personne assurée dans l'assurance maladie obligatoire est supérieure d'un cinquième à l'évolution des salaires nominaux. But de l'opération: faire évoluer l'augmentation des coûts à la charge des assurés proportionnellement à leur salaire moyen et à l'économie.

Les 274 délégués présents à Cham (ZG) ont approuvé le lancement de l'initiative. Ils ont suivi notamment les arguments du président de la section genevoise du PDC Bertrand Buchs.

Coûts inadmissibles pour la classe moyenne

Le député au Grand Conseil genevois a rappelé que les coûts de la santé pris en charge par l'assurance maladie obligatoire augmentent d'un milliard de francs chaque année. Ils ont été multipliés par deux et demi depuis 1996. Il en va donc de même pour les primes payées par les assurés, alors que les salaires ont progressé cinq fois moins que ces dernières durant la même période.

Cette évolution n'est pas viable et pousse les ménages suisses à la limite du supportable, notamment les familles de la classe moyenne qui ne perçoivent pas d'aide de l'Etat pour payer leurs primes. Si rien n'est fait, la caisse-maladie unique et une médecine à deux vitesses peuvent devenir une réalité, a mis en garde Bertrand Buchs.

Eliminer les doublons

De nombreuses incitations négatives, liées à une surabondance de prestations, entravent le système de santé suisse, observe le Genevois. Elles conduisent à des redondances, des thérapies excessives et une médication "susceptible de nuire à la santé des patients".

Pourtant, il serait possible d'économiser 20% des coûts, sans perte de qualité, a souligné Bertrand Buchs en citant l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Et d'appeler notamment à une répartition géographique des soins, établissement par établissement, afin de supprimer les doublons et limiter les dépenses.

Autre raison du malaise actuel: les mesures d'économies nécessaires ne sont pas appliquées. La pression doit donc venir "d'en haut": il faut un mandat clair du peuple pour que la Confédération et les cantons interviennent de manière contraignante, mécanisme de sanctions à la clef, afin d'éliminer les incitations négatives et faire des économies.

Ramener les coûts à un niveau raisonnable

"Notre système de santé est trop cher", a insisté la conseillère nationale Ruth Humbel, spécialiste du domaine de la santé au sein du groupe parlementaire. L'Argovienne a rappelé les propositions de mesures du PDC qui permettraient de ramener les coûts de la santé à un "niveau raisonnable".

Parmi elles figurent un financement unifié des soins ambulatoires et stationnaires, l'utilisation des technologies numériques, une transparence obligatoire en matière d'efficacité des soins, une baisse des prix des médicaments et des instruments médicaux accessoires. Le parti demande aussi que les déductions fiscales soient adaptées à la hausse des primes.

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ATS