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Les employés du site genevois d'ABB veulent un dialogue rapide avec la direction du groupe zurichois (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le personnel d'ABB Sécheron à Genève a envoyé un "signal clair" à la direction du groupe zurichois d'électrotechnique face aux rumeurs de délocalisation de la production. Il a débrayé mardi et devrait être fixé lundi sur une suppression ou non de 130 à 180 postes.

Environ 130 employés ont arrêté le travail pendant deux heures dans la matinée. Ils ont voté une résolution, demandant à nouveau un plan de garanties de l'emploi et une meilleure communication de la direction générale.

Un dialogue a été mené la semaine dernière entre la direction du groupe et l'encadrement du site, a rétorqué à l'ats une source proche du dossier. Mais elle admet qu'aucune discussion avec les autres collaborateurs n'a eu lieu.

Les employés veulent aussi des explications après la démission du directeur du site genevois Jean-Luc Favre. Ce retrait est clairement dû à une politique avec laquelle il n'était plus d'accord, selon la source proche du dossier.

Réunion prévue avec la direction

Depuis deux ans, des lignes de production sont délocalisées. Au total, 20% des postes ont été supprimés et plus de 60 personnes licenciées, alors que l'entreprise est bénéficiaire depuis 15 ans. Elle fabrique à Genève des transformateurs de traction aussi bien pour les CFF que Bombardier ou la nouvelle ligne TOSA des Transports publics genevois (TPG) attendue en décembre.

Ces dernières semaines, les rumeurs de clients, de sous-traitants ou à l'interne concernant la délocalisation en Pologne de 130 à environ 180 postes se sont intensifiées. Lundi prochain, un responsable de la direction du groupe et le nouveau chef du site Thierry Lassus rencontreront les syndicats et les représentants du personnel.

Le nouveau patron est venu à la rencontre des employés réunis mardi à l'extérieur de l'usine. Mais M. Lassus n'a souhaité faire aucun commentaire devant la presse. Les rumeurs semblent de plus en plus se vérifier, a estimé le secrétaire syndical d'Unia Alessandro Pelizzari devant les salariés.

"Tous les signes qu'on observe à l'interne nous confirment que ce plan est beaucoup plus rapide et massif" que redouté, a renchéri le porte-parole du comité d'action des employés, Vincent Brungard. Celui qui oeuvre depuis plus de 20 ans à ABB Sécheron ressent de la colère parce que "les dirigeants ne nous prennent pas en compte".

Divisés sur les chiffres

"On sait qu'il y a parfois des plans de restructuration. Mais là, c'est de la délocalisation. Il y a un pillage du savoir-faire", déplore-t-il. Il ne comprend pas pourquoi une unité qui, selon lui, est profitable serait acheminée en Pologne "dans une usine déficitaire".

Selon des sources bien positionnées au sein du groupe à Zurich, il n'est pas prévu d'éliminer toute la production à Genève. Mais la source proche du dossier à Genève se veut plus nuancée. "Différents scénarios sont à l'étude", dit-elle.

Avant de laisser penser qu'un plan sera bien décidé. "Cela correspond à une logique inéluctable. Pas uniquement pour des questions de coût mais aussi en raison du développement des marchés et des exigences des clients", affirme-t-elle.

A Genève, les autorités politiques suivent aussi le dossier de très près. Le Département de la sécurité et de l'économie (DSE) a officiellement pris contact avec la direction générale d'ABB. Il devrait exiger une rencontre avec le patron Ulrich Spiesshofer.

Bataille de chiffres, le nombre de collaborateurs n'est pas le même selon la direction du groupe ou les représentants du personnel. Les premiers parlent d'environ 250 employés dont environ 50 temporaires, alors que les seconds mentionnent 330 personnes.

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ATS