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Le personnel fédéral s'insurge contre l'exigence de faire plus avec moins de moyens. La Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC) demande des hausses de salaire de 2% et l'arrêt des suppressions de postes au sein de l'administration.

Si les salaires réels ont augmenté de plus de 7% en Suisse au cours des 20 dernières années, ceux des employés de la Confédération - actuellement au nombre de 35'000 - n'ont augmenté que de 3,1%, a indiqué la CNPC lundi devant la presse à Berne. L'organisation a ensuite présenté ses revendications à l'Office fédéral du personnel lors d'une manifestation réunissant 400 personnes, selon elle.

La CNPC demande aussi pour les rentiers une allocation unique de 1000 francs, comme "dédommagement pour l'absence de compensation du renchérissement durant plusieurs années". Pour les actifs, cette compensation doit absolument être garantie en plus de la hausse des salaires, a insisté la présidente du syndicat des services publics et conseillère nationale Katharina Prelicz-Huber (Verts/ZH).

Le moment est opportun pour une hausse salariale, ajoute la CNPC, les comptes de la Confédération 2011 devant boucler sur un excédent de 2,5 milliards de francs.

Stop aux suppressions de postes

Plus largement, il faut éviter de prendre de nouvelles mesures d'économies visant l'administration, exige la CNPC. "Halte à l'offensive permanente contre les services publics et aux économies hystériques et contre-productives", a lancé Mme Prelicz-Huber.

Les effectifs de l'administration ont diminué de 2500 postes équivalents plein temps entre 2003 et 2007, selon le président de la CNPC André Eicher. Ces réductions de postes ont des conséquences pour le public, assure Mme Prelicz-Huber. Le personnel de nettoyage de la Confédération doit "désormais nettoyer une surface double pendant le même laps de temps qu'auparavant".

Autre exemple, le corps des gardes-frontière et le personnel des douanes ont perdu 420 postes ces six dernières années.

ATS