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Emmanuel et Brigitte Macron sont actuellement en vacances à Marseille (archives).

KEYSTONE/AP/MICHEL EULER

(sda-ats)

Le photographe de presse qui a fait l'objet d'une plainte d'Emmanuel Macron pour "harcèlement " et "tentative d'atteinte à la vie privée" a nié s'être introduit dans le lieu de vacances d'été du président. Il l'aurait filé à moto à plusieurs reprises.

"À aucun moment, ce n'est stipulé dans le procès verbal comme quoi je me suis introduit dans la propriété. On peut très bien imaginer que ce serait suicidaire de le faire", a dit mercredi à RMC le photographe, qui a souhaité rester anonyme. Selon l'entourage du président, il l'aurait "filé à moto à plusieurs reprises".

Le photographe dit, de son côté, s'être adressé à l'officier de sécurité devant la résidence du président. Mais il est resté sur la "voie publique", avant d'être placé en garde à vue dimanche pendant six heures.

"Faire peur"

La police aurait demandé à avoir accès au contenu de la carte mémoire de ses appareils photos et de son ordinateur, selon le photographe qui dénonce des méthodes d'intimidation. "Le but était clairement de me faire peur", a-t-il dit à l'hebdomadaire VSD.

"Ce genre de photos, c'est ce qu'il y a de plus classique dans mon métier. Je me souviens très bien, il y a cinq ans presque jour pour jour, faire des photos du président Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler en train d'aller serrer des mains sur les plages de Brégançon. Ce sont des photos comme ça que j'espérais faire", a-t-il ajouté sur RMC.

Pour le député La République en marche (LREM), Laurent Saint-Martin, "il n'y a aucune atteinte à la liberté de la presse aujourd'hui".

Le couple présidentiel s'est installé pour ses vacances sur les hauteurs de Marseille, dans un parc de plusieurs hectares qui est réputé pour ses villas d'architectes et pour offrir une vision somptueuse sur la mer.

Plainte pour diffamation

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a pour sa part annoncé mercredi porter plainte pour diffamation, avec son collègue du gouvernement Sébastien Lecornu, après la publication d'un article de Mediapart sur ses vacances dans une villa corse appartenant à miss Corse 1993 Christelle Godani, compagne du trafiquant de drogue Gilbert Casanova.

Selon Mediapart, les deux membres du gouvernement, suspendus début juillet de leurs fonctions exécutives chez Les Républicains (LR), auraient loué ensemble pour leurs vacances cette maison de 180 mètres, pour 4000 euros la semaine.

Selon Gérald Darmanin, qui critique notamment "la formulation du titre de cet article", la publication de Mediapart n'a "manifestement d'autre objectif que de nuire et d'annoncer des choses formellement inexactes".

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ATS