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Un pilote d'Ethiopian Airlines qui avait dérouté en février 2014 son appareil sur Genève a été condamné par contumace à 19 ans et six mois de prison par un tribunal éthiopien, selon l'AFP. Le coupable souhaitait demander l'asile politique en Suisse.

Le 17 février 2014, le copilote sur le vol Ethiopian reliant Addis Abeba à Rome, avait profité de l'absence du commandant de bord, parti aux toilettes, pour s'enfermer dans le cockpit et prendre le contrôle de l'appareil, avec 202 personnes à bord, et le diriger vers Genève.

La Suisse avait annoncé en mai avoir rejeté une demande d'extradition du pilote formulée par l'Ethiopie et indiqué qu'il serait jugé pour ces faits en Suisse, où il risque 20 ans de prison.

"L'accusé a commis un crime grave (...) la peine encourue est de 21 ans de prison. Néanmoins, au vu du passé de l'accusé et du fait que son casier judiciaire soit vierge, nous avons décidé de le condamner à 19 ans et six mois de prison", a déclaré vendredi à Addis Abeba le juge Yosef Kiros en prononçant la peine.

Le pilote avait été déclaré lundi coupable de "détournement d'avion par abus des responsabilités qui lui étaient confiées". La Cour avait en revanche abandonné l'accusation de mise en danger de la sûreté du vol, personne n'ayant été blessé. La Cour a précisé que la peine commencerait "au premier jour de l'arrestation de l'accusé".

"Menacé" dans son pays

Après avoir pris le contrôle de l'appareil de la compagnie nationale éthiopienne, le copilote, qui n'était pas armé, avait lui-même déclenché le dispositif d'alerte au détournement sur le transpondeur de l'avion.

Des chasseurs italiens puis français avaient alors escorté l'avion jusqu'à son atterrissage à Genève. Une fois l'appareil immobilisé sur le tarmac, le copilote était descendu du cockpit à l'aide d'une corde et s'était immédiatement rendu à la police suisse. Il avait expliqué se sentir "menacé" dans son pays.

L'Ethiopie est accusée par plusieurs ONG internationales de défense des droits de l'Homme d'utiliser une loi "antiterroriste" controversée pour réprimer les voix dissidentes, opposition et journalistes, et entraver les libertés publiques.

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ATS