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La présidente du PLR Petra Gössi et le vice-président Christian Lüscher étaient très détendus en dévoilant leur stratégie pour la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Le suspense autour de la succession du Didier Burkhalter au Conseil fédéral durera tout l'été. Le PLR suisse a dévoilé jeudi ses exigences et son calendrier. Il veut des candidatures latines, mais toutes les sections peuvent faire des propositions d'ici au 11 août.

Même si l'Assemblée fédérale aura le dernier mot le 20 septembre, l'élection du nouveau ministre est d'abord l'affaire du parti. Le PLR part du principe que son second siège au gouvernement ne sera pas contesté, a indiqué à la presse sa présidente Petra Gössi.

En vertu de la formule magique, le parti y a droit. Prévenant une hypothétique candidature de combat, la Schwytzoise a rappelé que lors des précédentes élections, le PLR avait toujours soutenu les candidats officiels des autres partis et attend d'eux qu'ils en fassent de même.

La direction du parti a donc invité jeudi toutes les sections à porter des prétendants et leur a communiqué le profil des exigences. L'appartenance latine figure en tête car le PLR romand est une branche extrêmement importante du parti, a justifié le Genevois Christian Lüscher, vice-président du PLR Suisse. De longue tradition, le parti a un siège latin et un siège alémanique.

Pas forcément sous la coupole

Les candidats devraient aussi "disposer d'un bilan politique complet" au sein du parti. Cela ne veut pas dire qu'ils doivent siéger au Parlement fédéral, a précisé M.Lüscher.

Les papables devront encore pouvoir mobiliser à l'interne et à l'externe du parti, être crédibles sur les contenus politiques, avoir un bon potentiel médiatique et être capables de faire passer leurs dossiers. Un comité de sélection examinera les propositions des sections, mais c'est le groupe qui choisira le 1er septembre le ticket officiel du parti.

Il pourra désigner un, deux ou trois candidats, a-t-elle ajouté. Les autres groupes parlementaires pourront les auditionner jusqu'au 19 septembre.

Le critère féminin ne figure pas dans le profil souhaité, mais la section des femmes peut présenter des candidates. Au groupe de mettre les accents qu'il souhaite, a commenté la présidente du parti. A lui aussi de dire s'il veut porter un Tessinois pour mettre fin à la longue absence de représentant du canton au gouvernement.

Interrogée sur une adaptation de la procédure en cas de démission de Johann Schneider-Ammann, ministre PLR de l'économie, la présidente a botté en touche. "Il ne faut jamais faire de politique fiction."

ATS

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