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Le policier Christian Varone libéré de Turquie sans condition

Ce contenu a été publié le 03 août 2012 - 13:39
(Keystone-ATS)

Le commandant de la police cantonale valaisanne Christian Varone, arrêté il y a une semaine en Turquie en possession d'une pierre dans ses bagages, a été libéré sans condition, a-t-il indiqué vendredi à Savièse. Il affirme n'avoir dû verser aucune caution.

"Je suis libre sans aucune condition", a-t-il déclaré. Il n'a en revanche pas eu accès au dossier le concernant. Il ne sait pas si sa libération équivaut à un acquittement et il attend encore un acte écrit qui précise s'il est inculpé ou non.

Il a aussi indiqué n'avoir dû verser aucune caution. Le seul montant dont il s'est acquitté a été le paiement des honoraires de l'avocate commise d'office, "selon le tarif en vigueur". Il s'est dit prêt à se présenter devant la justice turque si la procédure l'exige.

Sans intention malhonnête

Sur les faits, Christian Varone raconte qu'il a lui-même ramassé une pierre sur le bas-côté de la route principale de la ville de Side, au retour d'une visite du site archéologique local. Il a été attiré par sa forme et n'avait aucune intention de commettre une infraction.

La pierre mesurait une vingtaine de centimètres, aucune inscription n'était visible, elle était sale, précise-t-il. Sur le site lui-même et à l'extérieur, aucun panneau n'indiquait une interdiction de prendre des pierres.

Le commandant de la police précise que même sans panneau, et sans connaître la législation turque, il n'aurait jamais ramassé de pierre sur le site archéologique. Mais l'endroit où il a pris le caillou était largement hors du périmètre.

Confiance du gouvernement

Il a ensuite mis la pierre dans une valise, sans la camoufler. Il a été arrêté après une fouille à l'aéroport. "Je sais plus ou moins comment se passent les contrôles à l'aéroport, si j'avais voulu sortir un objet de valeur je ne m'y serais pas pris de cette manière", précise-t-il.

La mésaventure ne devrait pas avoir de conséquence sur la suite de sa carrière. La cheffe du département cantonale de la sécurité Esther Waeber-Kalbermatten lui a dit qu'il conservait toute la confiance du gouvernement. Quant à sa candidature au Conseil d'Etat valaisan, il n'entend pas la retirer.

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