Le POP a déposé une motion au Grand Conseil vaudois demandant l’abolition des rentes à vie pour les conseillers d’Etat du canton. Ce système date d'un autre temps, estime le parti.

Le texte a été déposé mardi par l’intermédiaire du député popiste Marc Vuilleumier. Il s'inspire des cantons de Fribourg, Jura et Valais, où les rentes à vie pour les conseillers d’Etat ont été abolies, tandis que Genève étudie la question, notamment en regard de l'affaire Pierre Maudet.

Le système des rentes à vie dans le canton de Vaud date d’un autre temps, où le départ de la fonction se situait généralement aux alentours de l’âge normal de la retraite, relève le communiqué. Les carrières politiques ont évolué: elles commencent à un âge plus jeune et se font globalement plus courtes, donc s’achèvent à un âge plus éloigné de la retraite.

Pas d'effet rétroactif

La motion propose que les membres de l’Exécutif soient affiliés au régime normal de la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud, sans effet rétroactif pour les conseillers d’Etat en place ni pour ceux qui bénéficient déjà d’une rente. Pour tenir compte des spécificités de la fonction, elle propose, comme dans le canton de Fribourg, un délai de six mois à un an dans le cadre duquel une rente peut être versée.

Outre repenser les modalités de prévoyance professionnelle spécialement conçues pour cette fonction, les motionnaires veulent aussi libérer les institutions politiques de privilèges qui ne se justifient pas, selon eux. Actuellement, les montants versés aux anciens conseillers d’Etat avoisinent 2,5 millions par an.

Le texte du POP est soutenu par des députés de divers partis. Dans les rangs du Parlement vaudois, la rente à vie de l'ancien conseiller d'Etat Pierre Chiffelle, qui avait démissionné pour raison de santé, enflamme régulièrement les esprits.

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