Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La Suisse est "vengée" ! La Pologne ne disputera pas les demi-finales de l'Euro 2016, battue dans l'exercice des tirs au but qui avait été fatal à la Suisse. Le Portugal s'est imposé 1-1 ap, 5-3 tab.

A Marseille, le Portugal de Cristiano Ronaldo est sorti victorieux de cette loterie des penalties qui avait été si cruelle à l'équipe de Suisse cinq jours plus tôt à Saint-Etienne. Le quatrième tireur polonais, Jakub Blaszczykowski, qui avait ouvert le score samedi, a trouvé le gardien Rui Patricio sur sa route. L'issue de ce quart de finale répond à une certaine morale. Le Portugal a tout fait pour mériter sa qualification.

A la faveur de cette victoire, le Portugal se hisse comme il y a quatre ans dans le dernier carré de l'Euro. Eliminés par l'Espagne en 2012 aux... tirs au but, les Lusitaniens affronteront jeudi à Lyon le vainqueur de la rencontre qui opposera vendredi à Lille le Pays de Galles à la Belgique. Même si cette équipe du Portugal est loin de toucher au génie, ne lui donner aucune chance de disputer la finale du Stade France le 10 juillet serait une aberration.

Le deuxième but le plus rapide de l'Euro

On nous promettait une purge pour ce premier quart de finale. On en fut heureusement très loin avec le scénario improbable de la rencontre. Muet depuis le début du tournoi, Robert Lewandowski a frappé après seulement 100 secondes de jeu pour inscrire le deuxième but le plus rapide de l'histoire de l'Euro. L'attaquant du Bayern Munich reprenait victorieusement un centre de Grosicki qui avait exploité avec bonheur une approximation du latéral Cédric.

Pour une équipe à l'assise défensive remarquable, marquer si tôt est presque une bénédiction. Seulement, les Polonais ont peut-être sous-estimé la faculté de réaction des Portugais. Ils ne s'attendaient en tout cas pas qu'un joueur de dix-huit ans, titulaire pour la première fois en sélection, puisse exercer une telle influence sur le jeu. Recruté cet été à prix d'or par le Bayern, Renato Sanches, élu homme du match, a, en effet, pris toute la lumière en cette première période.

Percutant, il allait chercher, après un relais avec Nani, l'égalisation à la 33e minute avec un tir légèrement effleuré par Krychowiak. Ce but était mille fois mérité. Trois minutes plus tôt en effet, l'arbitre n'aurait-il pas dû siffler un penalty pour une faute de Pazdan sur Cristiano Ronaldo ?

Même si sa réputation de simulateur n'est pas toujours usurpée, le capitaine portugais a bien été victime sur cette action d'une erreur d'arbitrage. Mais le but de Renato Sanches a tué dans l'oeuf le débat que tout le Portugal était en passe de soulever.

Trois chances pour Cristiano Ronaldo

A la reprise, le Portugal exerçait toujours le même ascendant sur une équipe qui avait démontré cinq jours plus tôt qu'elle ne cherchait pas à tout prix la possession. A deux reprises, Nani trouvait un Cristiano Ronaldo en jambes. Mais les deux fois, le triple Ballon d'or n'était pas en réussite. Altruiste aussi, Cristiano Ronaldo décalait ensuite Cédric dont la frappe frôlait la lucarne droite de Fabianski.

Le jeu était pour le Portugal. Introduire l'artiste Quaresma semblait alors une bonne idée. Mais Fernando Santos préférait tout d'abord introduire Moutinho dans le but d'asseoir encore davantage l'emprise des siens sur cette rencontre. Le Monégasque a tout de suite pris la baguette pour offrir notamment une offrande à Cristiano Ronaldo à la 85e que ce dernier ne pouvait exploiter. Quaresma devait, quant à lui, attendre la 80e minute pour entrer dans la danse.

Dans le camp adverse, Grosicki était dans tous les bons coups. Parfois génial mais trop souvent brouillon, l'ex-Sédunois offrait ainsi une balle de de but à Milik sur laquelle Rui Patricio se montrait à son avantage.

Mais plus les minutes s'égrenaient, moins les Polonais avaient envie de jouer au football. Comme à Saint-Etienne, ils ont décidé très vite d'attendre les tirs au but. Cette fois, ce ne fut pas le bon choix.

ATS