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Le Premier ministre portugais sortant, Pedro Passos Coelho, n'a pas obtenu mardi le soutien du chef du Parti socialiste Antonio Costa sur la formation d'un gouvernement de coalition, d'après les deux dirigeants. Il n'est pas prévu d'autres discussions pour le moment.

"Notre réunion n'a débouché sur aucun progrès", a déclaré Pedro Passos Coelho aux journalistes à l'issue de sa deuxième rencontre avec Antonio Costa depuis les élections législatives du 4 octobre. M. Costa a lui jugé "insuffisantes" les propositions de la droite, estimant qu'elles "ne traduisent pas la volonté politique de rompre avec l'austérité".

Les espoirs d'un compromis étaient faibles, Antonio Costa ayant déclaré auparavant qu'à son avis, le Parti socialiste était le mieux à même de former un gouvernement stable avec le Bloc de gauche et les communistes, que la coalition sortante de centre droit.

Celle-ci est arrivée en tête des législatives, mais a perdu la majorité absolue. Elle dispose désormais de 104 des 230 sièges parlementaires, alors que les socialistes en ont 85, le Bloc de gauche 19 et les communistes 17, ce qui leur confère théoriquement cinq voix de plus que la majorité absolue.

La prochaine étape formelle pour la formation d'un gouvernement dépend maintenant du président Anibal Cavaco Silva, qui doit décider qui il nomme Premier ministre après consultation avec les chefs de tous les partis politiques.

La Bourse de Lisbonne a baissé ces deux derniers jours tandis que la perspective d'un gouvernement d'union de la gauche se dessinait.

"Désir de changement"

Bien que la droite soit arrivée en tête, les électeurs ont exprimé "un désir de changement", a estimé Antonio Costa. Le chef de file du PS, qui a consulté ses homologues du Bloc de gauche et du PC, assure que les deux formations de la gauche radicale ne s'opposent plus au respect de la discipline budgétaire européenne, qui impose de ramener le déficit à moins de 3% du PIB.

Passos Coelho et Antonio Costa diffèrent dans leur interprétation des résultats du scrutin du 4 octobre.

"Il est naturel que l'aspiration légitime de celui qui gagne est d'être capable de gouverner", a déclaré le Premier ministre sortant. "Je n'aime pas donner l'ultimatum, mais le temps presse. Il est mauvais pour l'économie et les investisseurs de traverser une période d'incertitude."

Des règles soutenues

M. Costa rétorque que les électeurs n'ont pas voté pour son parti pour autoriser la coalition à se maintenir au pouvoir. "Ce que je veux transmettre, en particulier aux marchés financiers, c'est que le Portugal va rester fidèle à ses engagements européens", a-t-il aussi déclaré.

"C'est peut-être surprenant pour certains parce que c'est nouveau, mais il est clair que la formation d'un gouvernement reflétant la majorité parlementaire de gauche est possible sans remettre en cause les règles européennes", a souligné Antonio Costa.

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ATS