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Contre les coupes salariales et la précarité provoquées par la cure d'austérité imposée au Portugal, des milliers de personnes en colère sont descendues jeudi dans les rues de Lisbonne. Elles répondaient à l'appel des syndicats et des mouvements d'"indignés", alors qu'une grève générale paralysait le pays.

Cette dernière a cloué les avions au sol, les trains à quai, alors que les services publics tournaient au ralenti dans le pays de 11 millions d'habitants, où le chômage affecte 12,4% de la population active, au plus haut depuis les années 1980.

"Ni moins de salaire, ni plus d'horaire", "l'offensive est brutale, la grève est générale !", scandaient les grévistes en se dirigeant vers le Parlement alors que des centaines de tracts pleuvaient du haut d'un immeuble.

Salaires en retard depuis janvier

"Nous avons des salaires en retard depuis janvier et les patrons veulent profiter de la crise pour nous enlever nos droits", explique Orlando Miguel, un docker de 37 ans venu du nord du pays.

La CGTP, confédération proche du Parti communiste portugais, a organisé plus d'une trentaine de manifestations et rassemblements à travers tous le pays. Aucun n'incident n'avait été signalé en fin de journée.

Le Portugal est le troisième pays de la zone euro à avoir bénéficié d'un renflouement UE-FMI, après la Grèce et l'Irlande. Le précédent gouvernement socialiste s'est effondré en mars dernier après avoir tenté de mener son propre programme d'austérité sans aide internationale.

Le pays est désormais confronté à sa plus grave récession depuis le retour de la démocratie en 1974. Les projections actuelles du gouvernement prédisent une contraction du produit intérieur brut de 2,8% en 2012, contre 1,9% cette année.

ATS