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Le président américain Donald Trump a été accueilli par le premier ministre Justin Trudeau au début du sommet du G7, qui se tient dans la petite ville québécoise de La Malbaie, dans un grand hôtel à la vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent.

Keystone/EPA/NEIL HALL

(sda-ats)

Donald Trump a imposé vendredi son propre ordre du jour au sommet du G7 au Canada en proposant la réintégration de la Russie, exclue en 2014. Cette suggestion a été aussitôt rejetée par les Européens, par ailleurs accusés par le président américain de protectionnisme.

Le président américain a été accueilli comme si de rien n'était par le premier ministre Justin Trudeau au début du sommet, qui se tient dans la petite ville québécoise de La Malbaie, dans un grand hôtel à la vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent. C'est sa première confrontation collective avec les dirigeants des six autres pays depuis qu'il a frappé leur acier et leur aluminium de tarifs douaniers renforcés. Et les deux jours de réunion promettent des étincelles.

Véritable pavé dans la mare, sa sortie sur la Russie a semé le trouble. "Ils ont expulsé la Russie, ils devraient réintégrer la Russie. Parce que nous devrions avoir la Russie à la table de négociations", a-t-il dit avant de quitter Washington vendredi, fidèle à sa position que Moscou ne pouvait être simplement ignoré dans les grands dossiers internationaux. La Russie de Vladimir Poutine avait été exclue après l'annexion de la Crimée, après 16 ans d'appartenance au groupe.

Cette suggestion provocatrice a d'abord semblé fissurer le front commun européen. "Je suis d'accord avec le président Trump: la Russie devrait revenir dans le G8. C'est de l'intérêt de tous", a tweeté Giuseppe Conte, le nouveau chef du gouvernement italien populiste, dont c'est la première réunion internationale.

Mais les dirigeants européens présents au sommet, dont M. Conte, réunis séparément dans une démonstration d'unité, se sont rapidement entendus sur une position commune: les Européens sont unanimement opposés au retour de la Russie... mais ouverts à un "dialogue" avec Vladimir Poutine, selon l'Elysée.

Guerre commerciale

Le dirigeant américain est arrivé le dernier au sommet du club des sept économies les plus développées du monde, saint des saints de la coordination multilatérale. Et il sera le premier à quitter la Malbaie, samedi matin pour rallier Singapour où se déroulera le 12 juin son sommet historique avec Kim Jong Un.

Sur le commerce, Emmanuel Macron et les autres membres du G7 veulent dissuader Donald Trump de frapper d'autres secteurs industriels de tarifs douaniers. "Je suis convaincu que l'Europe tiendra son unité et la tiendra dans la durée sur ces sujets", a affirmé Emmanuel Macron.

Mais sur la question du commerce, reste à savoir jusqu'où iront le Japon, qui tente par ailleurs de ne pas être marginalisé dans les négociations entre Washington et la Corée du Nord, ainsi que l'Allemagne, plus exposées aux représailles commerciales que d'autres Européens. Quant à l'Italie, Giuseppe Conte a déclaré, en marge du sommet, qu'il sera "porteur d'une position modérée".

"L'Union européenne nous traite très mal, le Canada, très mal", a accusé Donald Trump sur Twitter, en pointant notamment les hauts tarifs canadiens sur les produits laitiers. Il a répliqué vertement à Justin Trudeau, qui avec le président français, en visite au Canada depuis mercredi, a ouvertement critiqué le repli protectionniste américain.

Donald Trump, arrivé en retard, a repoussé en fin de journée son tête-à-tête avec le président français. Il verra aussi séparément le Premier ministre canadien.

Déclaration finale?

Ottawa croit toujours possible d'élaborer un consensus sur trois thèmes: la pollution plastique des océans, l'éducation des filles, et la lutte contre les ingérences étrangères dans les processus démocratiques. Mais c'est le commerce qui occupera véritablement les débats. L'Union européenne a déposé une plainte contre les Etats-Unis devant l'Organisation mondiale du commerce, et préparé des droits de douanes contre des produits américains comme le bourbon, le beurre de cacahuète ou les motos.

Mais ces représailles ne sont pas encore entrées en vigueur, les Etats membres devant s'entendre sur la liste. Or l'Allemagne pourrait préférer la prudence, craignant que Donald Trump ne surtaxe prochainement les automobiles étrangères.

Vendredi, après les habituels déjeuner de travail, photo de famille, séances de groupe et rencontres bilatérales, les sept dirigeants devaient dîner dans l'intimité d'un chalet québécois typique.

Une centaine de manifestants anti-capitalistes et anti-police ont tenté vendredi de bloquer une autoroute à la sortie de Québec avant l'intervention des forces de l'ordre. D'autres manifestations sont prévues à Québec, à 140 km de La Malbaie.

Samedi, le suspense diplomatique concernera la traditionnelle déclaration finale du sommet. Si cette fois aucun texte commun ne pouvait être signé par les Sept, il est possible que Donald Trump s'en accommode parfaitement.

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ATS