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Le président catalan Carles Puigdemont (au centre) a appelé l'Union européenne à ne "plus regarder ailleurs". "Nous sommes des citoyens européens et souffrons d'atteintes à (nos) droits et libertés", a-t-il ajouté, en demandant à l'UE "d'agir rapidement".

KEYSTONE/EPA EFE/JORDI BEDMAR / HANDOUT

(sda-ats)

La police espagnole est intervenue en force dimanche en Catalogne pour empêcher la tenue du référendum d'indépendance, interdit par la justice et des heurts ont éclaté. Après le vote, le président catalan a ouvert la voie à une proclamation d'indépendance unilatérale.

"Les citoyens de Catalogne, nous avons gagné le droit d'avoir un Etat indépendant qui prenne la forme d'une République", a déclaré Carles Puigdemont à la télévision. Il a salué dans le même temps la mobilisation dimanche de "millions" de personnes lors de cette consultation.

"Aujourd'hui, il n'y a pas eu de référendum d'autodétermination en Catalogne", avait indiqué quelques minutes plus tôt le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. Lors d'une allocution télévisée en soirée, il s'est en outre félicité de ce que "l'Etat de droit restait en vigueur avec toute sa force".

La participation restait la grande inconnue. Le dépouillement a néanmoins commencé par endroits dans la région du nord-est. "Mon gouvernement va, dans les jours qui viennent, transmettre les résultats du scrutin de ce jour au Parlement, garant de la souveraineté de notre peuple, afin qu'il puisse agir conformément à la loi référendaire", a ajouté Carles Puigdemont.

Selon ce texte, l'indépendance sera proclamée unilatéralement si le "oui" l'emporte, comme le laisse prévoir les premiers résultats.

Appel à l'Union européenne

Le président catalan a aussi appelé l'Union européenne (UE) à s'impliquer directement dans le conflit qui l'oppose à l'Etat espagnol et à ne "plus regarder ailleurs". "Nous sommes des citoyens européens et souffrons d'atteintes à (nos) droits et libertés", a-t-il ajouté, en demandant à l'UE "d'agir rapidement".

Les forces de sécurité "ont fait leur devoir" en Catalogne et "respecté le mandat de la justice" qui avait interdit le référendum d'autodétermination organisé par les dirigeants séparatistes, a quant à lui indiqué Mariano Rajoy.

Dès l'heure d'ouverture des bureaux de vote, la police et les unités anti-émeutes de la Garde civile étaient intervenues pour saisir les urnes à Barcelone et à Gérone, ville du président indépendantiste Carles Puigdemont. A plusieurs reprises, les policiers casqués ont défoncé les portes des bureaux devant des militants qui entonnaient des chants indépendantistes.

Policiers venus de Madrid

Madrid et Barcelone se sont renvoyé la responsabilité des incidents.

Les affrontements ont fait au moins 92 blessés, dont deux graves: un homme de 70 ans victime d'un infarctus et un blessé à l'oeil, selon les services de santé de la région. Trente-trois policiers ont été blessés, d'après le ministère de l'Intérieur, qui précise que certains ont essuyé des jets de pierres.

Les "Mossos", les policiers catalans, ne sont pas intervenus pour faire fermer les bureaux de vote, qui ont ouvert à 09h00. Ce sont donc les policiers envoyés de Madrid qui l'ont fait, parfois de manière musclée bien qu'ils aient reçu consigne d'agir avec retenue pour éviter les débordements.

Recensement universel

Au total, 319 bureaux de vote qui devaient servir au référendum ont été fermés par les forces de l'ordre, selon le gouvernement régional. Mais de nombreux Catalans ont malgré tout pu voter, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'exécutif catalan avait annoncé à la dernière minute dimanche matin la mise en place d'un système universel de recensement qui permettait de voter dans n'importe quel bureau de vote. Les électeurs ont parfois voté avec des bulletins de vote imprimés à la maison ou sans enveloppe, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Les habitants de la région, où l'indépendantisme gagne du terrain depuis le début des années 2010, sont divisés presque à parts égales sur l'indépendance. Mais plus de 80% des Catalans souhaitent un référendum d'autodétermination légal, d'après les derniers sondages.

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ATS