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Le président de l'UDC, Albert Rösti, a rebondi sur l'actualité samedi devant les délégués réunis à Thoune.

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Le président de l'UDC Albert Rösti préconise des mesures strictes contre les islamistes en Suisse devant les délégués samedi à Thoune. Ces derniers recommandent de rejeter la réforme de l'AVS, mais de dire "oui" à la sécurité alimentaire le 24 septembre.

Tous les requérants d'asile se trouvant "sur le radar" du Service de renseignement de la Confédération (SRC) doivent voir leur demande refusée et être renvoyés sans délai pour des raisons de sécurité, a clamé M. Rösti sous les applaudissements des quelque 350 délégués. Si un renvoi n'est pas possible, il faut des internements.

Il faut clairement faire comprendre à tous les étrangers, "et surtout à tous les musulmans en Suisse", quelles règles et valeurs ils doivent respecter en Suisse, a poursuivi le président du parti. Ils doivent aussi être conscients que la charia n'a absolument aucune place dans notre Etat de droit.

Dénoncer les extrémistes

M. Rösti a exhorté les communautés musulmanes de Suisse à dénoncer les extrémistes, les prêcheurs de haine ainsi que les hommes et femmes radicalisés aux autorités afin qu'ils fassent l'objet d'un examen "et soient expulsés sans ménagement". Quant aux voyageurs du djihad de retour en Suisse, ils doivent tous être immédiatement mis en détention pour des motifs de sûreté.

De manière générale, les personnes suspectes - les Suisses comme les étrangers - doivent être activement observées, a-t-il ajouté. C'est pourquoi il faut adapter la loi sur la protection des données et renforcer les corps de police dans les cantons. Aussi, davantage de contrôles systématiques de personnes dans les villes permettraient "de saisir enfin" la part des gens séjournant illégalement en Suisse.

Autre nécessité selon lui, mettre sous surveillance particulière les mosquées et les agissements des imams. Les contenus des prêches sont à surveiller ponctuellement. Lors de comportements contraires à la loi, il faut intervenir immédiatement. Le cas de l'imam libyen de Bienne était sur presque toutes les lèvres: une conseillère communale UDC s'est dite choquée que l'Etat ne soit pas intervenu.

D'autres délégués ont critiqué la passivité du SRC. Le conseiller fédéral Guy Parmelin, chef du Département fédéral de la défense, a montré de la compréhension vis-à-vis de ce mécontentement, mais a rappelé que le Service de renseignement n'était que l'un des instruments de l'arsenal servant à la lutte contre le terrorisme.

Un débat houleux

Les délégués de l'UDC se sont aussi exprimés samedi sur les objets soumis au vote le 24 septembre. Ils ont dit "oui" par 208 voix contre 144 à l'article constitutionnel sur la sécurité alimentaire.

Un vif débat a précédé le vote. Certains sont allés jusqu'à critiquer la manière "non démocratique" des instances dirigeantes, qui n'ont mis qu'un seul orateur en faveur du "oui" à l'agenda du jour, soit le conseiller national Jean-Pierre Grin (VD). Lors du débat, ce sont donc surtout les adversaires de l'objet qui ont parlé.

Ces derniers ont dit craindre que les "relations commerciales transfrontalières" mentionnées dans l'article constitutionnel ne soient interprétées à terme comme un passe-droit pour un libre-échange intensif avec l'Union européenne (UE). L'Union suisse des paysans a aussi fait l'objet de vives critiques pour avoir retiré son initiative au profit d'un contre-projet "très mou".

Les représentants des paysans ne se sont pas laissé faire. "L'initiative n'aurait eu aucune chance", a martelé Hansjörg Walter (TG), ancien président de l'organisation. Ancrer le concept de sécurité alimentaire dans la Constitution mènera de toute façon à un renforcement de la production des paysans suisses.

Un rejet unanime

Pas de suspense en ce qui concerne le deuxième objet en votation, la réforme des retraites. Les délégués ont choisi à l'unanimité de recommander son rejet.

Le conseiller national zougois Thomas Aeschi, vice-président du parti, a pointé "l'attaque perfide de la gauche" sur les retraites. Avec cette proposition, qui reçoit "le soutien complaisant d'un PDC désormais soi-disant 'social'", les gens vont être lentement dépossédés de leur 2e pilier, a-t-il souligné.

Il n'est pas possible que cette transformation se fasse sur le dos des jeunes, ont abondé certains délégués. Le conseiller national socialiste Corrado Pardini (BE) était le seul dans la salle à soute réforme. Il a assuré en vain qu'il s'agissait d'un "très bon compromis suisse", pour lequel tous les camps politiques ont dû avaler des couleuvres.

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ATS