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La mosquée d'Al-Azhar, une institution incontournable dans le monde sunnite (archives)

KEYSTONE/AP/MOSA'AB ELSHAMY

(sda-ats)

Le président de l'université Al-Azhar, au Caire, a été remplacé après avoir qualifié d'apostat un intellectuel musulman réformiste. Ce remplacement intervient alors que cette institution sunnite est accusée de ne pas avoir fait assez pour lutter contre l'extrémisme.

Ahmed Hosni Taha avait été contraint de s'excuser jeudi après avoir qualifié à la télévision le réformiste Islam al-Behairy "d'apostat" pour avoir attaqué les fondements de la loi islamique.

Dans un communiqué publié de lendemain, Al-Azhar a fait part du remplacement de M. Taha au poste de président de l'université par le grand imam Ahmed al-Tayeb, qui dirige déjà toute l'institution Al-Ahzar (qui comprend écoles et université), une des principales institutions islamiques d'enseignement dans le monde.

Certains dignitaires religieux en veulent à Islam el-Behairy d'avoir critiqué des écrits canoniques sunnites, qu'il considère comme une inspiration pour les extrémistes, ainsi que des manuels de jurisprudence islamique utilisés à Al-Azhar, qui contiennent selon lui des affirmations archaïques sur l'esclavage, les femmes et les non-musulmans pouvant être choquantes pour le lecteur moderne.

En décembre 2015, M. Behairy avait été condamné à un an de prison pour "insulte à la religion" mais avait été libéré après un pardon présidentiel.

ATS

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