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Mario Draghi rejoint la position de la France (archives).

KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK

(sda-ats)

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a rejoint vendredi la position défendue par la France en faveur d'une meilleure solidarité économique et financière en zone euro, à quelques semaines d'un sommet européen.

Le débat en Europe est encore trop porté sur la "dichotomie (...) à bien des égards, artificielle" entre la réduction des risques et le partage des risques, a souligné le banquier central lors d'un discours prononcé à Florence.

"Le partage des risques peut dans certaines circonstances contribuer à une réduction des risques", a-t-il ajouté, après qu'Emmanuel Macron a exhorté jeudi l'Allemagne à être "à la hauteur" des réformes en Europe rendues plus nécessaires que jamais par l'abandon croissant du multilatéralisme par les Etats-Unis de Donald Trump.

Alors que Paris est désireux de pousser pour plus d'intégration européenne, Berlin a reculé devant certaines des idées de M. Macron, qui, selon des responsables politiques allemands, conduiraient la plus grande économie de la zone euro à couvrir les pertes d'autres Etats.

Vendredi, Mario Draghi a estimé au contraire que le partage des risques entre pays membres de l'Union européenne (UE) pourrait limiter les besoins d'engager de l'argent public en cas de crise dans le système financier.

Penser aux épargnants

Des garanties données aux banques en déconfiture permettraient ainsi "de réduire les risques dans l'ensemble du système en limitant les mouvements de panique du marché en cas de crise", a expliqué Mario Draghi.

Il a appelé à cet égard à achever l'Union bancaire européenne en introduisant un mécanisme européen de garantie des dépôts des épargnants, auquel les Allemands restent opposés.

Le banquier italien a également appelé la zone euro à se doter d'un "instrument fiscal additionnel" en cas de chocs importants, le tout "pour ne pas surcharger la politique monétaire".

"Ne vous y trompez pas, c'est une déclaration audacieuse de Mario Draghi qui a toujours été très prudent sur la question d'une capacité fiscale pour la zone euro", a tweeté vendredi Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet Wealth Management.

Le sommet européen des 28 et 29 juin à Bruxelles sera consacré aux réformes de la zone euro et au Brexit.

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ATS