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Un des moyens d'assurer les ventes de lait en Suisse est de s'assurer que la population citadine soit au courant de la qualité de l'élevage et de la production indigènes par rapport à l'étranger. Notamment en ouvrant les portes des étables (archives).

KEYSTONE/PHOTOPRESS/DOMINIK BAUR

(sda-ats)

L'année 2016 a mieux fini qu'elle n'avait commencé pour les producteurs suisses de lait. Revenant sur les hauts et les bas de l'année écoulée devant l'assemblée de printemps de la fédération des producteurs, son président a aussi évoqué les enjeux de 2017.

Ceux-ci sont d'abord d'ordre financier. "Le budget 2018 constitue une fois encore un défi", a déclaré Hanspeter Kern, le président schaffousois de la Fédération suisse des producteurs de lait (FPSL), selon la version écrite de son allocution prononcée mercredi à Berne devant les délégués.

Le maintien des 95 millions de francs alloués à la loi chocolatière est particulièrement important pour assurer l'écoulement de 11% du lait d'industrie. "Si nous y parvenons, nous aurons posé d'importants jalons afin d'obtenir, plus tard, le transfert de cette enveloppe financière au budget alloué à l'agriculture", a ajouté M. Kern.

Car la loi chocolatière a vécu. Et le président de la FPSL se déclare satisfait de la "bonne solution" trouvée pour la remplacer, après "d'intenses discussions menées rapidement". Une solution applicable à tous les acteurs, s'est félicité le président en faisant l'éloge de l'unité.

"Nous avons en effet prouvé qu'ensemble, nous sommes capables de nous battre et de rassembler les divers intérêts du secteur fromager, du lait de centrale, de la transformation et de l'industrie", a-t-il dit. Le projet soutenu par les producteurs de lait a été soumis en décembre au Conseil fédéral qui doit se prononcer à l'intention du Parlement dans le courant de cette année.

Taxer le lait non destiné au fromage

C'est celui de l'Interprofession du lait qui veut rendre obligatoire au 1er janvier 2017 un nouveau contrat-type. Celui-ci prévoit la perception d'une taxe sur le lait non transformé en fromage pour remplacer l'actuelle "loi chocolatière".

La prise de position sur le train d'ordonnances relatives notamment au bien-être animal, actuellement en consultation, est le troisième point fort du programme annuel de la FPSL. Cette dernière présentera ses revendications début mai aux médias, ensemble avec les producteurs de viande, les protecteurs des animaux et l'Union suisse des paysans, là encore dans un souci d'unité.

Cultiver les atouts

A l'instar de leur président, les producteurs de lait sont conscients de l'importance du bien-être animal dans l'image qu'a le lait auprès des consommateurs, au même titre que les notions de distance de transport et de fabrication des produits de manière naturelle. La préservation de notre agriculture traditionnelle est le quatrième élément entrant en ligne de compte pour près de 80% des consommateurs, selon un sondage mené l'an dernier par la fédération.

Il apparaît dans cette enquête que les Suisses sont prêts à payer plus cher pour des produits indigènes de qualité. Il faut donc garantir les ventes en cultivant les atouts du lait. "La Suisse vit de cette image de petites exploitations artisanales disséminées dans un magnifique paysage. Gardons cette ouverture afin de préserver les spécificités de notre agriculture", affirme Hanspeter Kern.

Stocks de beurre normaux

Et la situation se présente plutôt mieux aujourd'hui qu'au début 2016. "Nous devions alors encore nous battre avec des volumes très élevés qui devaient être réduits de 3%. Aujourd'hui, on se retrouve avec des stocks de beurre à un niveau normal", sachant que les stocks de beurre représentent un des indicateurs principaux de l'état de santé du marché laitier.

La situation reste bien évidemment très tendue, surtout pour le lait de centrale. "Nous devons prendre toutes les mesures pertinentes, tant sur le plan politique que du marché, pour l'améliorer", déclare le président.

Convaincu que "notre unité nous a aidés à éviter une nouvelle baisse du prix indicatif début 2016, Hanspeter Kern en appelle dès lors à nouveau à se retrouver le plus nombreux autour de la table. Et le Schaffhousois de prouver également par l'échec les valeurs de l'unité. Il impute en effet le refus de la demande d'aide d'urgence au Conseil fédéral peu avant l'été 2016 au fait que "nous n'avons pas pu rassembler suffisamment nos forces au sein de la branche".

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ATS