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Donald Trump s'est rendu samedi dans la ville d'Harrisburg, capitale de la Pennsylvanie, pour célébrer ses 100 premiers jours de présidence.

KEYSTONE/AP/CAROLYN KASTER

(sda-ats)

Le président américain Donald Trump a célébré son 100e jour au pouvoir samedi, en présence de ses partisans. Il a vanté son bilan provisoire "très productif" et a promis de livrer les "grandes, grandes batailles à venir".

"Mes cent premiers jours ont été très palpitants et très productifs", a déclaré M. Trump lors d'une réunion publique en Pennsylvanie, un des Etats qui ont permis sa victoire surprise le 8 novembre 2016. Et "nous remporterons chacune des grandes, grandes batailles à venir", a-t-il ajouté.

"Nous avons été dans l'action ces cent jours", a-t-il aussi affirmé, malgré les nombreux revers qu'il a essuyés. Les deux plus flagrants restent son échec sur l'assurance santé et la suspension par la justice de son décret anti-immigration.

Lors de ce meeting dans la ville d'Harrisburg, capitale de la Pennsylvanie, des pancartes brandies par les spectateurs affichaient au contraire: "Promesses faites. Promesses tenues". La foule scandait "USA, USA" ou applaudissait fréquemment M. Trump, retrouvant l'ambiance de la campagne électorale de 2016.

Médias taclés

Le président a employé une bonne partie de son discours à vivement critiquer les médias, parfois en les désignant par leur nom. Il s'est déclaré ravi d'être ce samedi soir en Pennsylvanie, "à plus de 150 kilomètres du marigot de Washington", où se tenait au même moment le dîner de l'Association des correspondants de la Maison Blanche.

Un rendez-vous traditionnel pour les présidents américains que Donald Trump a décidé de bouder, une première fois en 36 ans. Il s'estime maltraité par les médias. Ce dîner, "très, très barbant", regroupe "un vaste groupe de comédiens d'Hollywood", a lancé M. Trump. Le président a fait huer à plusieurs reprises les organismes de presse présents à ce meeting.

Plaisanteries sur le président

A Washington, le président de l'association des correspondants présidentiels, Jeff Mason, journaliste pour Reuters, a fait état du caractère inhabituel du dîner de cette année. Il a jugé que les tentatives d'affaiblir les médias étaient dangereuses pour la démocratie.

"Nous ne sommes pas des fake news (fausses informations), nous ne sommes pas des organisations défaillantes, et nous ne sommes pas l'ennemi du peuple américain", a déclaré M. Mason. Au lieu des exercices d'autodérision menés par les présidents ces dernières années, l'événement s'est concentré sur la remise de prix à des journalistes et à l'octroi de bourses étudiantes.

"Bienvenue au dernier épisode du dîner des correspondants de la Maison blanche", a déclaré l'humoriste Hasan Minhaj. Il s'est efforcé de détendre l'atmosphère dans un discours semé de plaisanteries sur le président.

Enfin, une série de manifestations contre l'administration Trump touchait à sa fin samedi soir. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans la journée devant la Maison blanche pour protester contre la politique environnementale du président et réclamer le maintien des mesures contre le réchauffement climatique de son prédécesseur Barack Obama.

ATS

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