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Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré veut notamment un échange de bonnes pratiques sur la sécurité lors de sa visite officielle mardi à Berne.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le président du Burkina Faso sera reçu mardi à Berne par la présidente de la Confédération. Moins de deux ans après l'attentat qui avait coûté la vie à deux Valaisans, il veut parler sécurité mais aussi formation professionnelle, a-t-il dit lundi à l'ats.

"Les Européens ne peuvent pas donner du matériel sécuritaire aux Africains. C'est une question de souveraineté", a dit Roch Marc Christian Kaboré, de passage à l'ONU à Genève à la veille de sa visite officielle à Berne. Il souhaite un "échange de bonnes pratiques" sur la question du terrorisme et de la lutte contre l'extrémisme lors de sa discussion avec Doris Leuthard et le reste de la délégation suisse.

"Nous avons depuis longtemps des relations qui sont bonnes avec la Suisse", dit M. Kaboré qui veut tenter de les intensifier. Outre la sécurité, il veut aborder à Berne la formation professionnelle, le "besoin d'appui" à son pays dans le domaine médical et les questions internationales pour évaluer si une "approche commune" se dégage.

Il y a deux mois, la capitale Ouagadougou avait été ciblée par des terroristes qui avaient fait 18 victimes. Auparavant, en janvier 2016, à 300 m du site de cet attentat, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), avait tué 30 personnes et blessé plus de 70, en majorité des étrangers. Deux Valaisans figuraient alors parmi les victimes de cette tuerie deux semaines après l'entrée en fonctions de M. Kaboré.

"Solidarité" suisse saluée par le président

Après une rencontre avec des ONG à Genève, le président a salué la "solidarité" dont a toujours fait preuve la population suisse avec "le peuple burkinabé". Après l'augmentation des actes terroristes, le gouvernement burkinabè souhaite lancer une importante réforme de ses services de sécurité.

Une grande discussion nationale est prévue à la fin du mois à Ouagadougou. Avec les autres pays de la région, "nous devons défendre ensemble nos frontières", explique M. Kaboré. Un centre de coordination ouest-africain d'alerte aux menaces sur la sécurité a notamment été lancé samedi au Mali. Le président ne veut pas uniquement une réponse militaire et policière. Les citoyens "doivent jouer un rôle" et être vigilants pour lutter contre l'extrémisme.

Le Burkina est également confronté aux procédures judiciaires sur le coup d'Etat avorté de septembre 2015, juste avant l'élection de M. Kaboré. Le procès du putsch manqué pourrait s'ouvrir fin 2017.

Vendredi dernier, les proches de l'ancien chef de la diplomatie Djibrill Bassolé, placé en résidence surveillée après avoir été libéré, avaient dénoncé une "séquestration arbitraire". L'ex-ministre sous l'ancien président renversé en 2014 avait notamment été emprisonné pendant deux ans pour son implication présumée dans le putsch manqué au Burkina Faso.

"C'est une question de justice", dit M. Kaboré. Si M. Bassolé "n'est pas coupable", il ne sera pas détenu. Le président souhaite un procès rapidement pour les plus de 100 accusés.

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ATS