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Eduardo Cunha fait partie des adversaires farouches de Dilma Rousseff (archives).

KEYSTONE/AP/ERALDO PERES

(sda-ats)

Le tribunal suprême brésilien a écarté jeudi de ses fonctions le président du Congrès des députés, selon des source judiciaires. Eduardo Cunha fait l'objet d'accusations dans le cadre du scandale Petrobras. Il aurait dissimulé de l'argent sur des comptes en Suisse.

"Il n'existe pas le moindre doute que le suspect (M. Cunha) ne présente pas les conditions personnelles minimales pour exercer en ce moment, dans leur plénitude, les fonctions de président de la chambre des députés, ce qui le qualifie encore moins pour la substitution de la présidence de la République", écrit le juge du Tribunal suprême fédéral (STF) Teori Zavaski, dans sa décision dont l'AFP a obtenu copie.

Le très controversé Eduardo Cunha a tiré depuis décembre les ficelles de la procédure d'impeachment de la présidente de gauche Dilma Rousseff tout en freinant une procédure de destitution le concernant.

La décision du juge du STF fait droit à une demande du procureur général Rodrigo Janot qui reprochait à M. Cunha d'user de ses fonctions "dans son propre intérêt et de façon illicite pour empêcher que les investigations à son encontre n'arrivent à leur terme".

Eduardo Cunha est actuellement accusé devant le STF de corruption pour avoir dissimulé sur des comptes en Suisse au moins cinq millions de dollars (4,8 millions de francs) provenant de fonds détournés du groupe pétrolier étatique Petrobras, selon les enquêteurs.

Il fait l'objet de plusieurs autres enquêtes pour des faits présumés de corruption liés au scandale Petrobras qui éclabousse un grand partie de l'élite politique, de l'ex-président Lula au chef de l'opposition Aecio Neves.

Parti centriste

M. Cunha est membre du grand parti centriste PMDB du vice-président Michel Temer, et le plus farouche adversaire de la présidente Dilma Rousseff.

Les sénateurs doivent se prononcer le 11 mai par un vote à la majorité simple sur l'ouverture formelle d'un procès en destitution de Mme Rousseff pour maquillages présumés des comptes publics. Elle serait alors écartée du pouvoir pendant au maximum six mois en attendant le jugement final des sénateurs.

L'issue de ce vote ne fait pratiquement plus aucun doute et le vice-président Temer se prépare déjà à former un nouveau gouvernement. S'il n'avait pas été écarté de ses fonctions, M. Cunha serait alors devenu second dans l'ordre de succession.

ATS