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Gerhard Pfister, 53 ans, est président du PDC depuis fin avril (archives).

Keystone/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

Le président du PDC Gerhard Pfister prend ses distances avec deux autres formations du centre, le PBD et les Vert'libéraux. Ces partis ne jouent aucun rôle dans l'entente bourgeoise issue des dernières fédérales, avance-t-il dans la revue alémanique Schweizer Monat.

Selon Gerhard Pfister, la direction que prendront le PBD et les Vert'libéraux (PVL) lors des prochains rendez-vous électoraux reste peu claire. Ils peuvent tout autant poursuivre leur marginalisation que se consolider, souligne le président du PDC dans sa contribution reprise vendredi par la Neue Zürcher Zeitung.

Les deux partis ne jouent plus un rôle essentiel pour la formation de majorités bourgeoises dans cette législature, insiste M. Pfister. Ils ne sont à vrai dire intéressants que pour la formation de constellations de centre-gauche.

Etant donné son programme plus profilé, le PVL semble avoir de meilleures chances de survie que le PBD. Ce dernier a du mal à se démarquer, se positionnant à Berne comme plus progressiste que ne l'est vraisemblablement sa base dans les cantons.

Sombres perspectives

"Or cela ne devrait guère s'avérer efficace sur le long terme", prognostique le Zougois. Le PBD devrait en fin de compte atteindre une taille critique dans tous les cantons, sauf ceux de Berne, des Grisons et de Glaris.

Les Vert'libéraux et le PBD ne pourraient pas non plus devenir durablement partenaires. Les deux formations devraient définir leur stratégie pour la législature en cours, selon M. Pfister: soit la poursuite d'une politique indépendante, avec le risque de perdre encore davantage d'écho, soit un rapprochement du PLR pour le PVL et du PDC pour le PBD, avec l'espoir de gagner en influence.

Questions économiques

D'après le président du PDC, l'entente bourgeoise née de la nouvelle donne issue des fédérales doit se concentrer avant tout sur des questions économiques. Car il s'agit à la fois des thèmes pour lesquels les partis bourgeois ont le plus de points de ralliement et des sujets les plus importants pour parvenir à préserver le bien-être et la compétitivité helvétiques.

Premier test: la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III). Il y a des chances, assure Gerhard Pfister, que la coopération entre partis bourgeois fonctionne sur ce dossier. Mais rien n'est encore gagné, car la gauche va saisir le référendum, entraînant une campagne de votations durant laquelle la plupart des médias seront vraisemblablement du côté des référendaires.

Une attitude conciliante

A l'opposé, les questions européennes vont constituer un véritable défi pour l'entente bourgeoise, note le conseiller national. Il cite en exemple la mise en oeuvre de l'initiative contre l'immigration de masse. Le PDC, le PLR et l'UDC devront définir une application du texte qui ne nuise pas à l'économie.

Au final, c'est l'attitude conciliante de l'UDC qui dans ce dossier fera la différence, commente encore M. Pfister. Sans elle, chaque proposition libérale échouera au National. Il faut trouver les convergences et régler les différences de points de vue, ce qui exige des concessions de part et d'autre. "Mais l'espoir de trouver une solution qui convienne à tous n'est pas vain", assure-t-il.

ATS