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Jeudi soir, Silvio Berlusconi s'est livré à un véritable sketch pendant que le chef de la Ligue Matteo Salvini lisait leur communiqué commun, avant de se saisir des micros pour dénoncer ceux "qui ne connaissent même pas le B-A-ba de la démocratie".

KEYSTONE/AP ANSA/ALESSANDRO DI MEO

(sda-ats)

Le président italien Sergio Mattarella a appelé vendredi les partis à s'entendre "de toute urgence" pour former un gouvernement. Il s'exprimait à l'issue d'un deuxième tour de consultations qui n'a enregistré "aucun progrès".

Le chef de l'Etat s'est cependant donné quelques jours de réflexion pour "évaluer la manière de sortir de l'impasse". "J'ai insisté devant les différentes forces politiques sur la nécessité pour notre pays d'avoir un gouvernement dans la plénitude de ses fonctions", a déclaré M. Mattarella à la presse.

"Les attentes de nos concitoyens, la compétition dans le commerce international, les échéances importantes et imminentes de l'UE, la hausse des tensions internationales, dans des zones proches de l'Italie, requièrent de toute urgence qu'une confrontation entre les partis se développe et se conclue de manière positive", a-t-il insisté.

Les élections du 4 mars ont donné deux vainqueurs sans majorité: Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), premier parti d'Italie avec plus de 32% des voix, et Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite) et leader de la coalition de droite arrivée en tête avec 37% des voix.

Le sketch de Berlusconi

Tous deux revendiquent de gouverner. Ils se disent prêts à le faire ensemble, mais M. Di Maio exige que la Ligue rompe au préalable son alliance avec le parti de Silvio Berlusconi, ce à quoi se refuse M. Salvini, qui tout seul ne pèse plus que 17% des voix.

Jeudi soir, le vieux milliardaire s'est livré à un véritable sketch pendant que son jeune allié lisait leur communiqué commun. Il s'est ensuite saisi des micros pour exhorter les journalistes à "être braves" et à "apprendre à distinguer les démocrates de ceux qui ne connaissent même pas le B-A-ba de la démocratie".

La formule a vivement irrité M. Di Maio, qui a appelé le magnat des médias, incarnation pour le M5S de tous les maux de la vieille classe politique, à "se mettre de côté" pour permettre au pays d'avancer.

Appel au "bon sens"

Le petit numéro de M. Berlusconi a aussi visiblement irrité ses alliés. "Les Italiens demandent à tous de la responsabilité, du bon sens et des faits, pas des vetos, des chamailleries et des bavardages", a martelé vendredi M. Salvini. "Je suis prêt à gouverner dès demain. Mais si les autres continuent à se disputer, on retournera aux urnes", a-t-il ajouté.

Parmi les options moins radicales qu'une dissolution du parlement, M. Mattarella peut décider de convoquer une troisième tournée de consultations ou de confier un mandat exploratoire à une personnalité.

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ATS