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Emmanuel Macron a caressé le museau de "Haute", l'égérie du Salon de l'agriculture, et discuté avec ses propriétaires.

KEYSTONE/EPA POOL/LUDOVIC MARIN / POOL

(sda-ats)

Le glyphosate, le Mercosur, la PAC: le président français Emmanuel Macron a répondu samedi à une foule d'interpellations, parfois agitées, lors de l'inauguration du salon de l'Agriculture à Paris. Il y a été accueilli par des sifflets, mais aussi des applaudissements.

Emmanuel Macron a passé 12 heures et demie au salon de l'Agriculture, un record de présence pour un président de la République. Et il est reparti pour l'Elysée avec une poule, offerte par les fermiers de Loué.

Le président français a été sifflé à plusieurs reprises sur son parcours par des membres du syndicat des Jeunes agriculteurs. Il a alors bifurqué pour aller parler "droit dans les yeux" à ses contempteurs, des céréaliers qui protestaient contre la fin du glyphosate et contre le projet d'accord de libre-échange UE/Mercosur.

"Je vous engueule parce que j'aime pas qu'on me siffle derrière; mais après je viens vous voir et on s'explique", leur a-t-il lancé. Avant de leur assurer calmement que "personne ne sera laissé sans solution". "J'ai cassé les parcours et les codes pour aller au devant d'eux, et ils se sont arrêtés de siffler. On s'est expliqué, je crois qu'ils ont compris", a-t-il dit à la presse.

L'épouvantail du Mercosur

Cette visite intervient après des manifestations d'agriculteurs dans tout le pays contre le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Les éleveurs français craignent l'importation en Europe de 70'000 tonnes de viande bovine sud-américaine par an, avec des droits de douane réduits.

Ils redoutent une concurrence déloyale de cette viande industrielle produite à très bas coûts et selon des critères sanitaires et de qualité beaucoup moins exigeants qu'en Europe.

Face à un agriculteur, déguisé en vache, qui se plaint lui de "la grande distribution" qui "se moque" des paysans, le président a répliqué: "il y aura des contrôles et des résultats concrets". "Vous verrez des sanctions fortes sur ce sujet des négociations commerciales".

"Garantie de prix minimum"

Puis il a embrayé sur l'Europe avant de rencontrer le commissaire européen à l'Agriculture Phil Hogan: "pour la prochaine Politique agricole commune (PAC), je veux un mécanisme de garantie de prix minimum pour les éleveurs européens. Si on ne fait pas attention, on ne pourra plus choisir, ce sera le marché du prix qui aura décidé pour nous".

Les agriculteurs français s'inquiètent de l'avenir de la PAC, dont la France est l'un des principaux bénéficiaires, après le départ du Royaume-Uni. Vendredi à Bruxelles, les dirigeants européens ont constaté leurs divisions sur ce sujet.

La présidente du puissant syndicat agricaole FNSEA, Christiane Lambert a salué samedi la "prise de position très ferme" du président français devant les autres chefs d'Etat européens sur le budget de la PAC. M. Macron "a vraiment dit et affirmé que pour les priorités nouvelles, il fallait des ressources nouvelles", a-t-elle relevé.

Militants vegan expulsés

Après avoir déjeuné avec dix-huit éleveurs de différentes régions, le président a repris ses déambulations dans le salon. Sur son chemin, les interpellations n'ont pas concerné que l'agriculture.

Après avoir rappelé à un cheminot, inquiet de la réforme de la SNCF à venir, que les agriculteurs n'avaient pas, eux, de statut, il a assuré à l'association des victimes de Lactalis qu'il y aurait des "sanctions financières" si la justice confirmait que des distributeurs avaient continué à vendre du lait infantile contaminé après les rappels officiels.

Plus tôt, une quinzaine de militants vegan avaient aussi brièvement manifesté. Ils ont été expulsés manu militari.

Pour déminer le terrain devant l'angoisse du monde rural, le président avait déjà expliqué jeudi à 700 jeunes agriculteurs reçus à l'Elysée qu'il voulait réorganiser l'agriculture en "filières" pour tenter de garantir sa rentabilité. En 2016, près de 40% des chefs d'exploitation agricoles ont perçu un revenu mensuel négatif ou n'excédant pas 360 euros, selon les dernières statistiques officielles.

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ATS