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Le président sud-africain Jacob Zuma a clamé sa bonne foi lors d'une allocution télévisée vendredi soir. Il est mis en cause pour avoir effectué des travaux avec des fonds publics dans sa résidence privée de Nkandla, au KwaZulu-Natal.

Il a affirmé qu'il rembourserait une partie des sommes engagées, comme l'a exigé jeudi la Cour constitutionnelle. Il a aussi présenté des excuses pour "le malaise et la confusion" suscités par cette affaire.

La Cour constitutionnelle sud-africaine a ordonné à Jacob Zuma de rembourser une partie de la somme totale (l'équivalent de 15,3 millions de francs) dépensée pour sa résidence privée de Nkandla. La décision a été rendue à l'unanimité des onze juges, qui ont estimé que le président n'avait pas respecté la Constitution.

En 2014, une commission anti-corruption a établi que le président Zuma avait utilisé de l'argent public pour doter sa propriété d'une piscine, d'un centre pour visiteurs, d'un enclos pour le bétail et d'un poulailler. Le Trésor doit déterminer d'ici deux mois le "coût raisonnable" de ces travaux sans rapport avec la sécurité des lieux. Jacob Zuma aura ensuite quarante-cinq jours pour rembourser.

Mauvais conseils juridiques

Lors de son intervention télévisée, le président a affirmé que ses tergiversations et ses premières réponses au rapport rédigé il y a deux ans par la médiatrice de la République Thuli Madonsela, lui ordonnant un remboursement partiel, étaient dues à de "mauvais conseils juridiques" et qu'il avait toujours été "de bonne foi".

"Je veux souligner que je n'ai jamais cherché délibérément ou consciemment à violer la Constitution", a-t-il dit. L'opposition, qui demande la démission du président âgé de 73 ans, n'a pas été convaincue par ses déclarations.

"Le président cherche à tromper l'Afrique du Sud. Il répète qu'il a toujours voulu rembourser. Mais en fait il n'a jamais voulu payer", a déclaré le dirigeant de l'Alliance démocratique, Mmusi Maimane. Le Congrès national africain (ANC), la formation politique de Jacob Zuma, a accusé l'opposition de se servir de cette affaire pour tenter de faire éclater le parti au pouvoir.

ATS