Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le président de la transition au Burkina Faso, Michel Kafando, a été officiellement rétabli mercredi à la tête du pays une semaine après avoir été renversé par un putsch. Les élections prévues en octobre seront elle reportées de quelques semaines.

"Depuis ma prise de fonctions, je n'ai eu cesse de prôner le dialogue entre les forces vives de la nation et d'aller aux élections qui demeurent l'objectif primordial", a déclaré M. Kafando lors d'une cérémonie en présence de chefs d'Etat à Ouagadougou.

Les présidents du Bénin Thomas Boni Yayi, du Ghana John Dramani Mahama, du Niger Mahamadou Issoufou, ainsi que le vice-président nigérian Yemi Osinbajo assistaient à la cérémonie.

Premier ministre aussi rétabli

Et le Premier ministre Isaac Zida, le gouvernement, le président de l'assemblée intérimaire Chérif Sy ont également été rétablis dans leurs fonctions et étaient présents.

"Cette cérémonie symbolise la poursuite de la transition vers une élection libre et apaisée. (...) Le rôle de la CÉDÉAO ne peut être que de soutenir et accompagner les efforts des Burkinabè dans la poursuite de la transition civile", a de son côté affirmé le président Boni Yayi, l'un des médiateurs de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO).

Quelques heures plus tôt, les putschistes et les forces loyales au gouvernement de transition avaient signé un accord d'apaisement censé éviter des affrontements.

Accord avec Diendéré

M. Kafando avait été renversé le 17 septembre par un coup d'Etat mené par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d'élite de l'armée burkinabè et garde prétorienne de l'ancien président Blaise Compaoré. Les putschistes avaient déclaré suspendre toutes les institutions du régime de transition.

Le putsch avait porté un brusque coup d'arrêt à l'organisation d'élections générales prévues en octobre, censées clore la période de transition ouverte par la chute de l'ex-président, chassé par un soulèvement populaire en octobre 2014. Pour justifier leur coup de force, la garde présidentielle réclamait notamment que les anciens partisans de M. Compaoré puissent participer aux élections dont ils avaient été exclus par la transition.

Mardi soir, le chef des putschistes et ancien bras droit de Blaise Compaoré, le général Gilbert Diendéré, avait dit à l'AFP que M. Kafando serait "remis en selle" mercredi.

Militaires putschistes évoqués

M. Zida a évoqué mercredi un report de "plusieurs semaines" des élections initialement prévues le 11 octobre. Il a jugé "inimaginable" de "conserver en l'état" l'unité des putschistes, le RSP.

Lundi soir, un soldat du RSP avait été tué et un autre blessé lors d'une attaque en périphérie de Ouagadougou, selon le général Diendéré qui avait rejeté tout accrochage avec les loyalistes. Outre cette victime, les violences qui ont accompagné le coup d'Etat ont fait au moins 10 tués.

ATS