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Le président vénézuélien Nicolas Maduro candidat à sa réélection, sans adversaires de poids

"Je suis ici parce que je suis un président du peuple", a déclaré à ses soutiens Nicolas Maduro, président du Venezuela et candidat à sa réélection.

KEYSTONE/EPA EFE/CRISTIAN HERNANDEZ

(sda-ats)

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a officialisé mardi sa candidature à sa réélection lors du scrutin anticipé du 22 avril. Le scrutin est boycotté par l'opposition et condamné par la communauté internationale.

En chemise rouge, la couleur de son parti, Nicolas Maduro s'est d'abord rendu sur la tombe de son mentor, l'ex-président socialiste Hugo Chavez (1999-2013), avant de valider sa candidature au Conseil national électoral (CNE). "Je suis ici parce que je suis un président du peuple", a déclaré à ses soutiens Nicolas Maduro, élu en 2013, avant de danser le reggaeton sur scène avec son épouse.

Sans adversaire de poids face à lui, la réélection lui semble promise. Et ce malgré un taux d'impopularité de 75%, d'après le cabinet Datanalisis, en raison notamment de l'effondrement économique du pays pétrolier frappé par de graves pénuries de médicaments et d'aliments et par une hyperinflation.

La formation qui aurait pu être son plus farouche opposant, la MUD, la principale coalition d'opposition composée d'une vingtaine de partis, a exclu de participer au scrutin présidentiel en dénonçant un "simulacre d'élection". Elle n'a par ailleurs pas le droit de présenter de candidat unique, a jugé la Cour suprême.

La MUD laisse cependant la porte ouverte à une participation si les conditions qu'elle pose venaient à être acceptées par le camp présidentiel. Parmi les principales exigences figurent la présence d'observateurs internationaux "indépendants", la tenue du scrutin au "deuxième semestre 2018", la désignation d'un Conseil national électoral "équilibré ", le vote des Vénézuéliens de l'extérieur et un égal accès aux médias.

Méfiance

En avançant la date de l'élection présidentielle, qui s'était tenue jusqu'ici en fin d'année, le chef de l'Etat de 55 ans a réussi à déstabiliser l'opposition, déjà affaiblie et divisée, et a réaffirmé mercredi qu'il cherchera à se faire réélire avec ou sans opposition.

Pour l'heure, outre des quasi-inconnus - un pasteur évangélique, un ingénieur, un chef d'entreprise et un militaire, tous chavistes proches du gouvernement-, M. Maduro ne voit se dresser face à lui qu'un semblant d'opposant: un dissident du chavisme, Henri Falcon, qui a réclamé lui aussi le report du scrutin.

"Le gouvernement a promis le paradis à des millions de Vénézuéliens, mais leur a donné l'enfer", a déclaré lors d'une conférence de presse Henri Falcon, gouverneur de l'Etat de Lara de 2008 à 2017. Ancien allié de Hugo Chavez, Falcon est vu avec méfiance par les deux camps. Les partisans du gouvernement le considèrent comme un traître pour avoir tourné le dos à Chavez et quitté le parti socialiste en 2010. L'opposition estime elle que cette candidature n'a pour but que d'attirer l'attention.

Manque de garanties

Le chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a exhorté le Venezuela à garantir des "élections crédibles", réitérant que l'Union européenne (UE), qui a déjà imposé des sanctions aux fonctionnaires vénézuéliens, est "prête à réagir" si elle ne le fait pas.

Les 14 pays du Groupe de Lima - dont le Brésil, l'Argentine, le Chili, la Colombie, le Mexique, le Pérou et les Etats-Unis - ont rejeté par avance ces élections, invoquant le manque de garanties d'un processus libre.

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