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Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez effectue actuellement une tournée en Amérique latine. Ici avec le nouveau président colombien Ivan Duque.

KEYSTONE/AP/FERNANDO VERGARA

(sda-ats)

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a proposé jeudi la mise en place d'un système de quotas en Amérique latine pour accueillir les centaines de milliers de migrants vénézuéliens fuyant leur pays en crise. Il est actuellement en visite dans la région.

"Si nous concevons l'Amérique latine comme une communauté solidaire, il est évident que la répartition par quotas pourrait être une bonne solution", a déclaré M. Sanchez dans un entretien avec Blu Radio. Il s'est ensuite aventuré à faire un parallèle avec la situation en Europe.

"C'est un défi (l'immigration) qui affecte non seulement l'Espagne, qui est logiquement à la frontière, mais aussi l'ensemble de l'Union européenne, c'est pour ça qu'il doit y avoir une solidarité entre tous les Etats membres", a-t-il ajouté. Cet été, une dizaine de pays européens volontaires ont accepté de se répartir une partie des migrants arrivés dans six bateaux en Italie, en Espagne et à Malte.

Mais il s'agit d'accords au cas par cas et le bras de fer se poursuit en Europe, où de profondes divergences existent entre les pays sur cette question. Entre 2015 et 2017, des quotas de répartition de réfugiés avaient été instaurés en Europe, mais plusieurs pays avaient refusé de les appliquer tandis que d'autres ne s'y étaient pliés qu'au ralenti.

Appel au dialogue

Par ailleurs, Pedro Sanchez a également appelé à un dialogue entre Vénézuéliens pour tenter de mettre fin à la crise.

"Le Venezuela a accueilli beaucoup d'Espagnols pendant la dictature franquiste (...) Ils ont vécu et prospéré là-bas. Nous sommes donc un pays très solidaire, nous nous sentons très proches du drame qu'est en train de vivre le Venezuela. En conséquence, ce que nous voulons c'est que s'ouvre un dialogue entre Vénézuéliens", a souhaité le chef du gouvernement espagnol.

Fuyant la pauvreté, l'hyperinflation, la faillite des services publics et les pénuries dans leur pays, des centaines de milliers de Vénézuéliens émigrent dans les pays voisins comme le Brésil, la Colombie, l'Equateur, le Pérou et le Chili, mettant cette région sous pression.

Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l'étranger pour une population totale de 30,6 millions de personnes, plus de 1,6 million sont partis depuis 2015. Quelque 90% d'entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

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ATS