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Le scandale met en doute les chances de Shinzo Abe de remporter l'élection à la tête de son parti prévue en septembre, une victoire qui ferait de lui le Premier ministre japonais à la plus grande longévité.

KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON

(sda-ats)

Un responsable japonais a assuré mardi que le Premier ministre Shinzo Abe n'était pas impliqué dans les falsifications. L'homme est au coeur d'un scandale de favoritisme et de modifications de documents officiels qui a fait chuter la popularité du gouvernement.

Dans une déclaration devant le Parlement diffusée en direct à la télévision, Nobuhisa Sagawa a déclaré que seul son département du ministère des Finances avait pris part aux modifications introduites dans des documents relatifs à une vente immobilière controversée.

"C'est une question qui ne concerne que le bureau des finances (du ministère, NDLR) (...) nous n'en avons donc jamais fait part hors du bureau des finances (...) ni, qui plus est, aux services du Premier ministre", a affirmé M. Sagawa, 60 ans, dans un premier témoignage sous serment.

Le responsable, qui a démissionné de ses fonctions début mars, a ajouté que ni M. Abe ni son chef de cabinet n'avaient demandé les altérations. Son témoignage intervient alors que de nouveaux sondages réalisés ce week-end font apparaître une baisse de la popularité du Premier ministre et que l'opposition appelle à sa démission.

Liens privilégiés

Le scandale concerne un lot qui aurait été vendu au dixième de sa valeur de marché en 2016 au gérant d'un jardin d'enfants nationaliste. Une école primaire devait y être construite, et le directeur avait décidé de faire de l'épouse de M. Abe la directrice honoraire de l'établissement. Le Premier ministre avait ultérieurement déclaré que sa femme avait accepté le poste "à contrecoeur" et avait depuis "démissionné".

L'affaire, dans laquelle certains soupçonnent que des liens privilégiés en haut lieu du directeur du jardin d'enfants ont permis cette faveur, avait éclaté au grand jour l'an dernier. Elle est revenue récemment sur le devant de la scène avec la révélation de changements apparus dans des documents relatifs à la transaction.

Des extraits des documents originaux et de leur version modifiée publiés par des parlementaires d'opposition laissent apparaître que les noms de Shinzo Abe et de son épouse, Akie, ainsi que celui du ministre des Finances Taro Aso, ont été retirés. M. Aso a accusé "certains membres du personnel" d'être responsables des altérations.

Réélection mise en doute

Plusieurs fois l'an dernier, M. Sagawa avait déclaré aux membres du Parlement que le prix du terrain avait été "calculé correctement" et affirmé qu'il n'y avait eu aucune pression politique pour le faire baisser.

L'affaire a pris un tour dramatique quand un autre responsable du ministère, qui était chargé de la vente en 2016 du terrain en question, a été retrouvé mort début mars. La police enquête sur le décès constaté à Kobe, dans l'ouest du Japon, et soupçonne un suicide, selon la presse.

Le scandale met en doute les chances de M. Abe de remporter l'élection à la tête de son parti prévue en septembre, une victoire qui ferait de lui le Premier ministre à la plus grande longévité.

Sa cote de popularité a chuté de 14 points de pourcentage à 42% ce mois-ci, selon une enquête publiée lundi par le quotidien des affaires Nikkei, tandis que les opinions défavorables représentent 49%. Un sondage de la chaîne de télévision TV Asahi publié lundi donne une baisse de 11,7 points à 32,6%.

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ATS