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Le Premier ministre serbe, Aleksandar Vucic, accueilli en juillet par des jets de pierres à la commémoration du 20e anniversaire du massacre de Srebrenica, y est retourné mercredi pour un hommage aux victimes. Il a annoncé un soutien financier à cette ville martyre.

Le souvenir de M. Vucic, ancien faucon de l'ultranationalisme serbe devenu proeuropéen convaincu, est ancré dans la mémoire des musulmans bosniens. Ses propos de juillet 1995, quelques jours après le massacre de Srebrenica, la pire tuerie en Europe depuis la Seconde guerre mondiale, le sont aussi: "Si vous tuez un Serbe, nous allons (tuer) 100 Musulmans", avait-il averti à l'époque.

Mercredi, M. Vucic, a déposé une gerbe de roses blanches au cimetière mémorial où reposent 6200 des victimes identifiées et enterrées du massacre, après avoir été découvertes dans des dizaines de fosses communes.

Le visage grave, accompagné du maire musulman de Srebrenica Camil Durakovic et du membre musulman de la présidence tripartite de Bosnie Bakir Izetbegovic, il a ensuite déambulé une demi-heure parmi les tombes en s'attardant devant les monuments pour écouter les explications de ses hôtes.

Génocide en question

En juillet 1995, peu avant la fin de la guerre (1991-95) qui a vu s'affronter les trois principales communautés de Bosnie (musulmane, serbe et croate), les forces serbes bosniennes ont massacré quelque 8000 hommes et garçons musulmans, tuerie qualifiée de génocide par la justice internationale.

"Vucic doit dire ouvertement à son peuple, il ne doit plus le cacher, qu'un génocide a été commis ici", a affirmé Munira Subasic, la présidente de l'association des Mères de Srebrenica, les femmes qui ont perdu époux, fils, frères et pères dans le massacre. "Il a rendu hommage aux victimes, déposé une gerbe de fleurs, mais il doit expliquer ça à son peuple", a-t-elle insisté.

La Serbie refuse le terme de génocide, même si elle a dénoncé dans les termes les plus fermes les crimes commis dans cette ville de Bosnie orientale.

Relations cruciales

Le 11 juillet, M. Vucic venait de déposer une fleur au mémorial de Srebrenica lorsque la foule a commencé à scander "Allah Akbar!" (Dieu est le plus grand) et à jeter des pierres dans sa direction. Il a été touché à la lèvre par une pierre. Certains ont tenté de s'en prendre physiquement à lui, mais il a fini par quitter le mémorial en courant, protégé par ses gardes du corps.

Il a par la suite affirmé que les relations entre les Serbes et les musulmans étaient "cruciales" pour la stabilité dans les Balkans occidentaux et s'est rendu début novembre à Sarajevo pour rencontrer son homologue bosnien.

Un pont

Devant une conférence dont le but était d'identifier des possibilités d'investissements dans cette ville martyre, M. Vucic a affirmé: "Nous avons rendu hommage aux victimes innocentes et nous le ferons toujours avec la plus grande piété. Mais nous sommes aussi venus assister à cette conférence pour investir dans un avenir commun et célébrer la vie".

Le chef du gouvernement serbe s'est engagé à verser "dans les prochains jours, cinq millions d'euros dans les caisses de la mairie de Srebrenica, jadis une des plus prospères municipalités de Bosnie, qui compte aujourd'hui environ 7000 habitants contre 37'000 avant le conflit.

"Nous souhaitons que Srebrenica devienne un pont par lequel passera la coopération" entre la Serbie et la Bosnie, a poursuivi M. Vucic.

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ATS