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Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, s'est dit mercredi soir prêt à démissionner (archives).

KEYSTONE/AP TASR Slovakia/DANO VESELSKÃ1⁄2

(sda-ats)

Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, s'est dit mercredi prêt à démissionner. "J'ai offert ma démission au président de la République" Andrej Kiska, a-t-il déclaré. "Si le président l'accepte, je suis prêt à démissionner demain".

Le chef du gouvernement a fait son annonce après une rencontre avec le président slovaque. Il s'est exprimé en présence des chefs des partis membres de la coalition gouvernementale, soit Most-Hid (centre droit, proche de la minorité hongroise) et le Parti National Slovaque (SNS, droite nationaliste).

Selon Robert Fico, 53 ans, le pays risque de "plonger dans le chaos, si les hommes de l'opposition actuelle prennent le pouvoir". Il souhaite éviter des élections anticipées. D'après le quotidien Sme, le vice-Premier ministre Peter Pellegrini, 42 ans, pourrait être candidat du parti Smer-SD de M. Fico à sa succession à la tête du gouvernement.

Grave crise politique

La Slovaquie est confrontée à une grave crise politique déclenchée par la mort fin février du journaliste d'investigation Jan Kuciak. Ce dernier enquêtait sur des affaires de fraude impliquant des hommes d'affaires liés au monde politique.

Le pays a connu ses plus grandes manifestations depuis 1989 vendredi dernier, avec 50'000 personnes dans les rues de Bratislava et des milliers d'autres dans d'autres villes.

Le Premier ministre Robert Fico, au pouvoir pendant dix des douze dernières années, s'efforce de maintenir la cohésion de son gouvernement de coalition face à l'onde de choc provoquée dans le pays par l'assassinat de Jan Kuciak et de sa compagne.

Son plus proche allié, le ministre de l'Intérieur Robert Kalinak, membre fondateur du parti Smer du Premier ministre, a démissionné lundi matin. Ce que le parti Most-Hid réclamait depuis la semaine dernière.

Pression européenne

L'Union européenne a par ailleurs demandé mercredi à la Slovaquie de faire rapidement la lumière sur le meurtre du journaliste. Elle demande aussi à ce pays de coopérer avec l'Office européen de lutte antifraude.

"La priorité première pour nous tous doit être de mener une enquête indépendante et rigoureuse sur les faits et de traduire en justice les responsables. Nous appelons les autorités slovaques à faire cela rapidement", a déclaré Julian King, commissaire européen à la Sécurité, devant les députés européens réunis à Strasbourg.

Europol, l'agence européenne spécialisée dans la lutte contre la criminalité a dépêché une équipe le 28 février "pour apporter son assistance à l'enquête slovaque", a indiqué M. King. Une délégation de députés européens s'est également rendue en Slovaquie les 8 et 9 mars.

Mafia calabraise

Le dernier article de Jan Kuciak, inachevé, portait sur des relations entre des hommes d'affaires italiens soupçonnés d'être liés à la mafia calabraise - la 'Ndrangheta - et des hommes politiques slovaques.

"Nous appelons les autorités slovaques à collaborer pleinement avec l'Olaf (Office de lutte antifraude de l'Union européenne) pour déterminer si ce cas implique un détournement de fonds européens à travers les frontières", a réclamé Julian King.

Pendant la session plénière du Parlement européen qui a débuté lundi, nombre d'eurodéputés avaient devant eux dans l'hémicycle une affichette. Celle-ci montrait le visage de Jan Kuciak et celui de sa fiancée Martina Kusnirova., avec ces mots: "All for Jan".

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ATS