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La date du 2 juillet annoncée par le Premier ministre australien Malcolm Turnbull avait déjà été évoquée.

KEYSTONE/AP/ROB GRIFFITH

(sda-ats)

Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a annoncé dimanche que les législatives se tiendraient le 2 juillet. Il est en quête d'un mandat populaire huit mois après avoir évincé son prédécesseur dans un "putsch" interne à leur parti.

Cette annonce du chef de la coalition conservatrice au pouvoir était largement anticipée puisqu'il avait déjà évoqué cette date en avril.

L'Australie a changé cinq fois de Premier ministre en cinq ans. Les précédentes élections avaient eu lieu en septembre 2013 et le prochain scrutin devait légalement être organisé avant janvier 2017.

"Le gouverneur général a accepté ma recommandation portant sur la dissolution, effective demain matin, des deux chambres du Parlement, et la convocation d'élections (...) le 2 juillet", a annoncé le Premier ministre lors d'une conférence de presse à Canberra.

Âgé de 61 ans, M. Turnbull aura face à lui un parti travailliste emmené par Bill Shorten, ex-leader syndical âgé de 48 ans.

Duel serré

"Les Australiens auront un choix très simple: garder le cap, confirmer l'engagement en faveur de notre plan économique national pour la croissance et l'emploi, ou revenir en arrière avec les travaillistes et leur programme de hausses d'impôts, de hausses de dépenses, de dettes et de déficit", a déclaré M. Turnbull.

"Je demanderai un mandat de Premier ministre aux Australiens pour mettre en oeuvre ce plan."

Le dernier sondage publié dimanche par News Limited annonce un duel serré entre la coalition au pouvoir et l'opposition, toutes deux créditées de 50% des intentions de vote.

Putsch interne

M. Turnbull, millionnaire, ancien journaliste, avocat et banquier d'affaires, a pris la tête du gouvernement après un "putsch" interne au Parti libéral qui lui a permis de renverser son prédécesseur Tony Abbott, dont il était ministre.

Il avait alors promis de changer de style de gouvernance. Mais ces derniers mois, il a cédé du terrain dans les sondages, son gouvernement n'étant pas parvenu à mener des réformes clés dans le domaine fiscal par exemple.

A son arrivée au pouvoir, il avait écarté l'idée de dissoudre le Parlement, mais a finalement brandi cette menace en avril si le Sénat n'adoptait pas certaines réformes.

ATS