Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Berne - Les gardes-frontière empiètent sur les tâches des polices cantonales depuis l'entrée en vigueur de Schengen. Ces doublons doivent prendre fin, estime Pierre Nidegger, président de la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse. Il plaide pour une police nationale.
"Aujourd'hui, les gardes-frontière opèrent à l'intérieur du pays et ils agissent sur le territoire des cantons, qui sont souverains en matière de police", a déclaré Pierre Nidegger dans des interviews à "La Liberté" et à "L'Hebdo". "Nous voulons un cadre légal clair" pour ces patrouilles volantes.
"Dix-neuf conventions ont été signées sur l'ensemble des 26 cantons", rappelle-t-il. Des accords sont en cours de négociation avec le Tessin et Soleure, tandis que Fribourg attend toujours les propositions de la direction des douanes, a précisé le commandant de la police fribourgeoise.
Pour lui, chaque canton négocie séparément avec les douanes les compétences accordées au Corps des gardes-frontière (Cgfr): "Certains cantons comme Neuchâtel et le Jura ont donné beaucoup de compétences au Cgfr. Vaud un petit peu moins", cite-t-il en exemple.
Pierre Nidegger estime essentiel de donner un nouveau cadre d'activité à ce corps fédéral et de fixer leurs compétences en tenant compte de la souveraineté des cantons. Il milite pour réduire de 2000 à 1000 le nombre d'agents de ce corps, 1000 étant intégrés à des corps de police cantonaux, tout en gardant leur statut de fonctionnaires de la Confédération.
"Je suis favorable à la création d'une réserve nationale de police" sous la direction d'un Département fédéral de la sécurité, dit-t-il. Une telle réserve pourrait être utile pour des événements importants comme le sommet du G8 à Evian.
Interrogé sur le bilan de l'espace Schengen, M. Nidegger se montre satisfait. Confronté aux critiques de l'UDC qui accuse Schengen d'être à l'origine d'une hausse de la criminalité, il estime qu'il faut attendre au minimum cinq ans pour évaluer la statistique.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS