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Le prince héritier, une "ligne rouge" dans l'enquête Khashoggi

Le journaliste Jamal Khashoggi a été attiré dans le consulat saoudien d'Istanbul le 2 octobre. Il y a été tué et démembré (archives).

KEYSTONE/AP/LEFTERIS PITARAKIS

(sda-ats)

Les appels à reconnaître la responsabilité du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi constituent une "ligne rouge". Le ministre saoudien des affaires étrangères, Adel al-Jubeir, l'a fait savoir mercredi.

"En Arabie Saoudite, notre gouvernement est une ligne rouge. Le gardien des deux mosquées sacrées et le prince héritier sont une ligne rouge", a souligné M. Jubeir, lors d'un entretien accordé à la télévision britannique BBC.

"Ils représentent chaque citoyen saoudien et chaque citoyen saoudien les représente. Et nous ne tolérerons aucune discussion de quoi que ce soit qui dénigre notre monarque ou notre prince héritier", a complété le diplomate en chef du royaume.

"Opération incontrôlée"

M. Jubeir a aussi martelé que le prince héritier n'avait rien a voir avec le meurtre. "Nous avons été très clairs. Nous avons ouvert une enquête qui se poursuit et nous punirons les individus qui en sont responsables", a-t-il dit.

Il a également demandé à la Turquie de mettre à disposition les informations dont le pays dispose et d'arrêter de les transmettre aux médias. Le ministre saoudien des Affaires étrangères a estimé que le meurtre du journaliste était une "opération incontrôlée" d'agents du renseignement.

Mercredi, le président américain Donald Trump a ignoré les critiques lui reprochant d'avoir dédouané le pouvoir saoudien du meurtre de M. Khashoggi, faisant plutôt les louanges du royaume pour le maintien d'un prix bas du pétrole.

Tué et démembré

Jamal Khashoggi a été attiré dans le consulat saoudien d'Istanbul le 2 octobre et y a été tué et démembré, selon certaines informations. Résident américain écrivant pour le Washington Post, il était très critique du prince héritier saoudien.

Après de multiples dénis, les autorités saoudiennes ont finalement reconnu leur responsabilité et ont indiqué avoir interpellé 21 personnes. Cependant, un rapport de la CIA, obtenu par la presse américaine, va plus loin et fait état de l'implication de Mohammed ben Salmane.

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