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En appliquant un frein à l'endettement trop strict, la Suisse risque de foncer dans le mur en cas de crise, selon le PS. Etude à l'appui, le parti réclame un assouplissement de ce mécanisme, notamment afin de pouvoir réaliser les investissements nécessaires dans les transports, la formation et la recherche.

Alors que les Etats européens se démènent pour sortir de la crise de la dette, la Suisse affiche une politique financière saine. Grâce au frein à l'endettement introduit en 2003, estiment les autorités. Une étude commandée à un institut allemand par le Parti socialiste (PS) et publiée jeudi bat en brèche ces certitudes: "cette réussite ne doit rien directement au frein à l'endettement".

Pour l'essentiel, les succès helvétiques sont dus à une bonne conjoncture et à des circonstances favorables. Pire, si les recettes de la Confédération devaient chuter de manière disproportionnée, les règles strictes du frein à l'endettement conduiraient très rapidement à une politique pro-cyclique aggravant la crise.

Investissements délaissés

Et les besoins des générations futures ne sont pas non plus pris en compte. La stricte orthodoxie pratiquée par les autorités fédérales a conduit à trop serrer la vis et à multiplier les programmes d'économies. Les comptes fédéraux ont toujours été bien meilleurs que les budgets. De 2004 à 2011, l'écart a atteint au total 26,5 milliards, a critiqué la conseillère aux Etats Anita Fetz (PS/BS).

Pour résoudre le problème, plusieurs pistes, reprises par le PS, sont proposées. Le frein à l'endettement ne devrait plus s'appliquer aux investissements publics nets. Pour renforcer la capacité d'agir sur la politique conjoncturelle, il ne faudrait en outre pas hésiter à prendre des mesures extraordinaires de soutien et à étendre le délai nécessaire au refinancement via le compte d'amortissement.

Et si ces mesures ne suffisent pas, il faudrait augmenter les impôts.

ATS