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Le Qatar représente déjà l'un des actionnaires les plus présents à la Bourse allemande, à travers ses participations dans des groupes aussi prestigieux que Siemens, Volkswagen ou encore Deutsche Bank (archives).

KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST

(sda-ats)

L'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani annoncé que son pays entend investir 10 milliards d'euros sur cinq ans en Allemagne. L'annonce intervient alors que l'émirat cherche à contrer la politique d'isolement de son adversaire saoudien.

"Nous annonçons la volonté du Qatar d'investir 10 milliards d'euros dans l'économie allemande ces cinq prochaines années", a déclaré vendredi le dirigeant qatari. Il s'exprimait lors de l'ouverture à Berlin du forum économique Qatar-Allemagne, en présence de la chancelière allemande Angela Merkel.

Ces investissements doivent concerner les secteurs de l'automobile, de la technologie et des banques, les grands piliers traditionnels de l'économie allemande. L'émir n'a pas fourni d'autres détails. Mais selon le quotidien allemand des affaires Handelsblatt, le Qatar s'intéresse de près au dense réseau de PME allemandes, poumon de l'économie d'outre-Rhin.

L'émirat est déjà l'un des actionnaires les plus présents à la Bourse allemande, à travers ses participations dans des groupes aussi prestigieux que Siemens, Volkswagen ou encore Deutsche Bank. Le Qatar tente aussi de contrecarrer les tentatives d'isolement de ses voisins régionaux.

Accusations de "soutien au terrorisme"

Le 5 juin 2017, les Émirats, l'Arabie saoudite, Bahreïn et l'Égypte avaient coupé tous leurs liens avec le Qatar. Ces pays l'ont accusé de soutenir des mouvements "terroristes", de se rapprocher de l'Iran et de saper la stabilité de la région.

L'Allemagne, première économie européenne, représente le principal partenaire économique du Qatar sur le Vieux Continent derrière les Etats-Unis et la Chine. Le volume d'échanges entre les deux pays a doublé depuis 2011 pour s'élever à 2,8 milliards d'euros (2,22 milliards de francs), malgré un léger repli en 2017 en raison de la crise diplomatique dans le Golfe.

Angela Merkel a également confirmé l'intention de l'Allemagne d'accueillir un premier terminal de gaz naturel liquide (GNL) en Allemagne, le Qatar étant le premier exportateur au monde de ce type de GNL.

Autre point de convergence entre les deux pays : la Turquie, dont l'Allemagne est l'interlocuteur privilégié en Europe, malgré des tensions récurrentes, et dont le Qatar essaye aussi de se rapprocher de plus en plus.

Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani avait déjà annoncé mi-août 15 milliards de dollars d'investissements en Turquie. Le pays du Levant est affaibli depuis cet été par un effondrement de sa monnaie sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis et de sanctions réciproques.

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