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La pâture précoce au printemps permet de mieux valoriser la ressource fourragère dans un contexte de sécheresse estivale, selon Agroscope.

Agroscope

(sda-ats)

Déjà à la peine, les producteurs de lait, mais aussi les éleveurs, doivent faire face à un nouveau défi majeur: la pénurie de fourrage causée par le changement climatique. Une étude d’Agroscope réalisée au pied du Jura livre des pistes pour l'avenir.

En Suisse, les températures ont augmenté d'environ 1,7 °C en 150 ans et la durée de la période de végétation tend à s'allonger. Pour l'élevage bovin, l'effet de la sécheresse sur la production de fourrage est des plus alarmants, ce d'autant plus dans l'Arc jurassien, zone particulièrement vulnérable au déficit hydrique en raison de la nature filtrante de ses sols, a indiqué Agroscope dans un communiqué.

Le rapport publié jeudi, "Préparation de la production fourragère au changement climatique", se base sur des mesures et des enquêtes réalisées de 2014 à 2016. Ce projet soutenu par l'Office fédéral de l'agriculture s'est déroulé dans le canton de Vaud, en collaboration avec le réseau d'exploitations laitières "Progrès-herbe".

Selon les estimations, la zone climatique méditerranéenne monte progressivement du sud de la France vers le nord, en suivant le Rhône, et devrait atteindre Lyon au cours des prochaines décennies. Au cours des trois années du projet, la région du pied du Jura vaudois a subi deux sécheresses, dont l'une, en été 2015, qui a provoqué des pertes de rendement annuel de l'ordre de 20 à 40% sur les surfaces herbagères.

Pâture printanière

Dans le contexte actuel où les prix du lait et de la viande parviennent à peine à couvrir les frais de production, des alternatives à l'achat et aux importations de fourrage doivent être développées. La valorisation de l'herbe au printemps et à l'automne pourrait notamment être améliorée, souligne l'antenne de Changins (VD) de la station fédérale de recherche.

Elle suggère d'une part de sensibiliser les praticiens au potentiel que représente la pâture. En disposant d'une surface de 30 ares par vache - un demi-terrain de football - il est possible de nourrir un troupeau exclusivement au pâturage pendant trois à quatre mois durant l'année et engendrer, selon les simulations, une économie de 5 à 10 centimes par litre de lait produit.

D'autre part, il s'agirait de former des conseillers et d'améliorer les prédictions de croissance de l'herbe pour que le pâturage gagne en importance. D'autres pistes sont envisagées. A l'échelle de la région, la mise en réseau des producteurs, à travers des groupes d'intérêt ou des bourses d'échange de fourrage, est une perspective à prendre en compte.

Charge en bétail trop élevée

L'évaluation du potentiel des prés du pied du Jura indique clairement qu'un niveau de charge supérieur à 1,2 unité de gros bétail par hectare de surface fourragère - soit 1,2 vache laitière - est généralement trop élevé. Dès lors, deux solutions sont à envisager: réduire le nombre ou le type des animaux, ou augmenter la surface, note Agroscope.

Dans ce sens, une collaboration avec les exploitations de grandes cultures peut contribuer à rétablir le bon équilibre entre l'offre et la demande en fourrages. Une extension des prairies temporaires, riches en légumineuses, contribuerait au maintien d'une agriculture durable.

L'adaptation de la production fourragère au changement climatique est donc multifactorielle, conclut Agroscope. Elle repose à la fois sur le développement de nouvelles références - modèle agroclimatique, espèces adaptées à la sécheresse - et sur la mutualisation des ressources au sein de la région.

Des collaborations entre exploitations de plaine et de montagne peuvent être encouragées, car ces deux régions sont touchées de manière différente par la sécheresse. Planifier et consigner soigneusement les dates de fauche est une autre mesure permettant une meilleure réactivité.

La loi sur le CO2 attribue à la Confédération la responsabilité de coordonner les mesures d'adaptation. La stratégie d'adaptation aux changements climatiques adoptée par le Conseil fédéral en mars 2012 crée le cadre approprié pour relever ces nouveaux défis.

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ATS