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Les forêts suisses vont changer de visage avec le réchauffement climatique. En plaine, les températures en hausse et les périodes sèches vont surtout favoriser les chênes et les pins sylvestres, selon une étude. L'épicéa et le hêtre vont en revanche se retirer vers les hauteurs.

Le pin sylvestre, roi de l'économie forestière indigène, devrait bientôt être confronté à ses limites physiologiques en plaine, a annoncé l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL). Cet arbre souffrira de périodes sèches et cédera place à d'autres espèces.

Ce phénomène aura des conséquences sur la sylviculture, d'autant plus que le hêtre et le sapin seront relégués dans des zones plus humides et plus élevées, indiquent les prévisions pour les décennies à venir du chercheur du WSL Niklaus Zimmermann.

Davantage de cerisiers

L'érable sycomore et le tilleul à grandes feuilles se feront probablement plus rares en basse altitude. Mais on trouve aussi des gagnants à ces changements climatiques: selon Niklaus Zimmermann, les espèces de chêne et les cerisiers trouveront des conditions plus favorables en plaine. Parmi les conifères, les pins sylvestres surtout seront plus fréquents.

Le climat s'est déjà fait plus sec ces dernières années, selon Jan Remund, de l'entreprise Meteotest, qui a calculé plusieurs indices de "stress hydrique" pour tous les sites forestiers de Suisse. Ses modèles indiquent une légère tendance vers une sécheresse plus prononcée.

En prenant l'exemple de la vallée de Saas (VS), Harald Bugmann, de l'EPF Zurich, montre sur la base de calculs numériques comment l'état de la forêt et la composition des essences peuvent évoluer à petite échelle en altitude. Il conclut que les forêts de moyenne altitude seront moins efficaces contre les avalanches. Pour cette raison, il recommande aux services forestiers de façonner dès maintenant des forêts plus structurées et plus riches en espèces.

ATS