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Extrait de casier judiciaire, inspection de Facebook et tests de personnalité. Les banques n'ont pas attendu l'affaire Hildebrand pour examiner les employés de banque sous toutes les coutures avant un recrutement. Mais les méthodes restent largement secrètes.

L'employé licencié par la banque Sarasin après avoir divulgué des données confidentielles sur l'ex-président de la Banque nationale suisse Philipp Hildebrand n'a pas seulement violé le secret bancaire. Il a manifestement agi par conviction politique, ce qui pose la question de sa sélection.

La banque Sarasin refuse de prendre position. L'UBS, les cabinets de conseil KPMG ou Ernst & Young ne sont pas plus locaces.

Selon l'Association suisse des banquiers, il n'y a pas de pratique unifiée en matière de recrutement des employés. Les établissements ont une clientèle différente et divers portefeuilles, a expliqué sa porte-parole.

Tests de personnalité

La banque Raiffeisen indique que ses collaborateurs ayant accès à des données sensibles doivent se soumettre à des tests de personnalité écrits, en plus des entretiens. Les candidats doivent également produire un extrait de casier judiciaire. La question des affinités politiques est interdite et taboue.

Un chasseur de tête confie quelques informations supplémentaires. Selon Oliver Traxel, de l'agence Wilhelm Kaderselektion, un durcissement de la sélection s'observe depuis quelques mois.

Médias sociaux

A son avis, de nouvelles procédures se sont imposées après le vol de données bancaires à la banque Julius Bär. Depuis, certains établissements font des recherches approfondies. Elles engagement à cet effet des enquêteurs privés qui examinent les médias sociaux comme Facebook et Twitter, guettant des informations économiques.

Les curriculum vitae sont de plus en plus examinés sous l'angle du respect des règles, de la loi et des directives. Si la demande d'un extrait de casier judiciaire est usuel depuis longtemps, la question des appartenances politiques est taboue, confirme-t-il.

ATS