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Le revenu agricole moyen a augmenté de 10,5% l'an dernier pour s'établir à 67'800 francs par exploitation, un record inégalé depuis 10 ans. Cette embellie est due aux bonnes récoltes et à la hausse du lait produit et à l'augmentation de son prix.

Le revenu total d’un ménage paysan n'a quant à lui augmenté que de 6,3% à 94'100 francs. La hausse liée aux activités agricoles a en effet été contre balancée par une baisse de 3% du revenu extra-agricole à 26'300 francs par exploitation, a indiqué vendredi l'institut Agroscope.

Le chiffre d'affaires moyen d'une exploitation s'est élevé à 289'100 francs (+6,2 %). Les paiements directs par exploitation ont augmenté de 1,1 %. La prestation brute de la production animale a crû de 6,4 %. Cette hausse est surtout due à celle de 11,9% liée aux produits laitiers. Davantage de lait a été produit et il a été vendu plus cher.

La prestation brute des bovins a augmenté de 8,2 %. Cette évolution s'explique par un effectif moyen plus élevé de vaches laitières et de vaches-mères par exploitation, à la demande soutenue de bétail de rente et aux prix plus élevés des vaches de boucherie.

La prestation brute des porcs a en revanche baissé de 6,2 % à cause de l’offre excédentaire sur le marché des porcelets et de la forte chute des prix des porcs d'abattage à partir de l’été 2014.

Excellentes récoltes

La prestation brute de la production végétale a augmenté en moyenne de 17,5 %. En dépit d’un été pluvieux, 2014 a permis d’excellentes récoltes de fruits, de betteraves sucrières, de maïs, de céréales fourragères et de colza. Le revenu du travail a augmenté davantage en région de montagne grâce au nouveau système de paiements directs.

Les paysans ont parallèlement dû affronter des coûts en hausse de 4,9%. Les réparations ainsi que les amortissements pour les bâtiments, les machines, les outils et les équipements fixes ont augmenté de 7,5 %.

La main-d’œuvre a coûté 9,7 % plus cher. Renchérissement aussi pour les concentrés pour les bovins (+8,1 %), les travaux effectués par des tiers et ceux de la location de machines (+8,4 %), les coûts généraux d’exploitation (+4,1 %) et les coûts matériels de la production végétale (+4,7 %).

ATS